Le début de notre séjour en Guyane se trouve à l'adresse:
http://leroux.over-blog.net/

Et ce blog ayant atteint sa capacité maximum de stockage, la suite de notre "aventure" se trouve sur:
http://docler2.blogspot.com/

.............Et en bonus, les pays que nous avons visité
en Amérique du Sud.
2008. Le Chili:
http://lerouxchili.blogspot.com/
2010. Le Pérou:
http://lerouxauperou.blogspot.com/


mercredi 30 mai 2007

36 - Crique Gabriel, La Comté, Cacao

La fin de la semaine est toujours aussi pluvieuse.

Qu'est ce que j'ai été faire là ? Réserver une chambre d'hôte à ROURA, au sud-ouest de Cayenne. Réserver une ballade en pirogue sur la Crique Gabriel pour le samedi après midi, sur la Comté jusqu'à Cacao toute la journée de dimanche: je suis complètement folle !!!

Cette carte vous permettra de situer notre parcours fluvial. Je l'ai dessiné en orange.




Et bien, non ! Je ne suis pas folle !!! J'ai eu bien raison !!!

Nous sommes partis de St Laurent sous un grand soleil et il ne nous a pas quitté jusqu'à notre retour, lundi. Des nuages sont venus à bon escient nous apporter un peu de fraîcheur mais pas une goutte de pluie !!! Quels veinards nous sommes !


Sur notre parcours, deux petits singes traversent la route devant nous. Un petit arrêt à Cora pour le plaisir des yeux car nous ne pouvons rien acheter de frais aujourd'hui. Nous déjeunons là avant d'arriver à Roura.


Donc, nous débarquons chez "Karin" vers 13h. Sa maison surplombe le fleuve Oyack, la vue est magnifique.
Voici l'adresse de Karine: Les terrasses de l'Oyack à Roura 0594 27 04 03 ou 0694 90 37 94.

C'est la maison qu'on voit, mal, à gauche de l'église et du palmier, juste au dessus de l'embarcadère ( le dégrad ).


Voici donc quelques photos de la crique "Gabriel", du nom de l'esclave qui , en 1712, a organisé une révolte et qui est mort, noyé, dans les "savanes tremblantes" environnantes en fuyant la milice qui le pourchassait. La crique permet d'accéder à la montagne voisine, qui a pris le même nom. Cette montagne a été, fut un temps, une grande plantation de muscade, de poivre et de girofle. L'accès en était difficile et ces épices étaient donc à l'abri des voleurs.

Nous embarquons au village Dacca de Roura.



Nous découvrons un autre aspect de la Guyane. La "Gabriel" traverse effectivement de la forêt, mais aussi de la savane et des marais survolés par de nombreux oiseaux.


Je ne pourrai malheureusement pas vous montrer de nénuphar ouvert, ils ne s'ouvrent que la nuit, ici ! Vous croyez que c'est comme ça partout ?
Avez vous remarqué que l'eau n'est pas marron ? Elle est même très claire, incroyable !
Julien cherche pour nous, en vain, des moutons paresseux.
A défaut, il nous montre un énorme lézard...







http://www.guyane-guide.com/dossiers/crique-gabriel.html

Nous rentrons vers 18h. Pour le dîner, Karin nous régale de crevettes au lait de coco, de porc à la mangue et de filet de croupia ( poisson) à la crème de piment. Nous terminerons par une tarte aux pommes ( pour Dominique ) ou du blanc manger coco ( pour moi ).
Nous restons bavarder avec elle jusqu'à ce que nos yeux piquent...



La nuit a été bonne, calme et fraîche ( sans doute 25 à 27° quand même ) malgré l'absence de clim. Le lit était correct. Je me suis levée sans trop de mal !

Nous assistons le matin à la levée de la brume sur le fleuve. Le spectacle est très beau.








Vers 7h30, une pirogue arrive pour débarquer des amérindiens du village d'à coté: Favar et viens chercher l'infirmier pour sa tournée matinale.







Ce matin, Julien, nous prend au "dégrad", juste au pied de la maison. Il arrive vers 9h30 avec trois autres personnes, un jeune homme noir et deux jeunes filles blanches.
http://www.guyane-guide.com/dossiers/cacao.htm?PHPSESSID=5eea9c4f8d60f8ec99b59bb1eb38ff7e

Nous remontons la Comté jusqu'à Cacao. Cela prend environ deux heures et nous filons à bonne allure. Le seul intérêt de cette remontée est la découverte, le long des berges, de très nombreux "carbets" de week-end. Des habitants de Cayenne et des environs viennent ici en bateau ( très peu de carbets sont accessibles par une piste ) se baigner, pêcher, faire du ski nautique, du jet-ski...

Nous sommes loin de l'authenticité de notre "Ouest-Guyanais"...

Le programme de la journée prévoit de nous laisser 3 heures à Cacao, village Hmong semblable à Javouhey, mais plus grand. Nous déjeunons, comme à Javouhey, sur le marché, de nems et samoussas. Est-ce parce que c'est la saison des pluies, en tout cas, le village est un peu désert, beaucoup moins sympathique que Javouhey.


Au bout de deux heures, après une petite visite à la belle église de Cacao où nous nous reposons un moment, nous regagnons le débarcadère, un peu déçus et en se demandant ce qu'on va bien pouvoir faire en attendant 3 heures.


Quand Julien, nous voit, il nous propose d'aller se baigner avec lui un peu plus haut sur le fleuve, à un "saut" ( dénivellé rocheux du fleuve ). Aujourd'hui, il est accompagné de Priscilia, sa petite fille. J'ai beaucoup sympathisé avec elle à l'aller et c'est avec grand plaisir que nous acceptons son invitation.

C'est le plus bon moment de la journée... Tout le monde se met à l'eau. Elle est agréablement fraîche. Un vrai moment de Bonheur. Priscilia est une petite fille formidable. Elle vit avec son grand-père à Roura. Sa maman habite à Favar, village que nous visiterons en rentrant tout à l'heure. Elle parle très bien le français et nous nous amusons beaucoup.







L'heure passe à grande vitesse et il faut repartir. Les autres touristes doivent nous attendre.


" Merci Julien pour ce petit moment de plaisir et d'amitié partagée, je vous enverrai les photos au plus vite. "

Le retour n'offre pas beaucoup d'intérêt...sauf...au village Favar.


Julien nous propose de contourner le village par une minuscule crique dans la forêt et de nous laisser avec Priscilia regagner le village par la forêt, puis par une piste très facile à suivre.

Qu'à cela ne tienne ! A tout à l'heure, Julien. Il fait demi tour et regagne le fleuve, puis Favar.

Il n'avait sans doute pas pensé à l'état du layon et de la piste. Les pluies diluviennes des derniers jours on transformé le parcours en vaste terrain boueux.

Quelle rigolade ! Je commence par perdre une tong ( et oui, les chaussures de marche n'étaient pas prévues au programme !! ). Priscilia s'amuse beaucoup et se moque de moi quand je dois plonger la main jusqu'au poignet dans la boue argileuse pour la récupérer. Le Bon Dieu la punit et à son tour, elle perd sa tong et la casse en voulant la retirer de la boue qui l'aspire avec force.

Elle termine avec un pied nu et elle garde l'autre tong car elle a un "bobo" à l'autre.

En arrivant au village, on va droit au fleuve pour un grand nettoyage.

Elle me présente ensuite sa maman qui confectionne des colliers avec les magnifiques graines de la forêt.

Allez voir leur diversité sur http://picasaweb.google.com/cdleroux

J'en achète trois et lui en offre un.

Nous repartons à grande vitesse vers Roura. Priscilia a froid. Nous, ça va, nous trouvons la température formidable ! Je lui donne mon drap de bain qui semblait bien lui plaire. Elle le gardera en souvenir de notre rencontre.
http://www.tourist-office.org/tourisme/france/outre-mer/Guyane/roura.htm


Au dîner ce soir:
Salade de chèvre chaud ou Carpaccio d'acoupa ( un poisson ).
Entrecôte maître d'hôtel, pommes de terres sautées, gratin de papaye.
Blanc manger coco pour Dominique, sorbets pour moi.

Comme hier soir, Karin nous offre les apéritifs. Et comme hier soir, nous restons bavarder avec elle jusqu'à 22h.

Elle nous présente " Johnny", son macaque. Johnny aime beaucoup que Dominique lui donne à manger mais quel joueur! Il veut absolument attraper les poils d'un des chiens de la maison.

Nouvelle nuit très agréable. Nous prenons notre petit déjeuner avec un autre pensionnaire. Il est venu travailler en Guyane, habite ici depuis un mois ( Karin lui a fait un bon prix ) et est conducteur de camions.

Nous repartons vers 8 heures. Nous passons par Cayenne. Dominique doit y rencontrer le responsable d'un bureau d'études pour une signature. Nous en profitons aussi pour faire quelques courses mais pour la viande, le fromage et le vin, c'est raté: "Cora", LA grande surface de Guyane, est fermée pour la Pentecôte.

Nous nous arrêtons à Kourou vers midi pour déjeuner. Mauvais choix: deux heures pour une assiette de crudités, des acras, une salade de crevettes.

La pluie reprend...

Nouvel arrêt pour acheter des ananas au bord de la route. C'est la pleine saison. Ils sont délicieux.

Arrivée à 16H à la maison. Merci Leroy de nous l'avoir gardée les deux nuits passées.

Je téléphone à Nelly pour qu'elle vienne profiter de notre connexion Internet car elle en est privée depuis deux mois, la pauvre.

A la semaine prochaine.












mercredi 23 mai 2007

35 - Deuxième période Guyanaise

35 - Deuxième période Guyanaise ( du Premier au 20 mai 2007 )




J'utilise ce titre car pour nous, il s'agit vraiment d'une deuxième expérience de vie en Guyane. La première partie ayant consisté en découvertes successives, en apprentissage et adaptation diverses. Nous sommes maintenant "St Laurentais". Et j'appréhendais un peu ce premier aller-retour en métropole.



Voici mes impressions lors de notre "retour à la maison".



Nous voilà revenus après 17 jours en métropole, 5 à Paris, le reste en Bretagne.
Revoir les enfants et les petits enfants a été un vrai bonheur. Louis a bien changé entre ses 10 et 17 mois. Je ne résiste pas à l'envie de mettre ici une photo de tout notre petit monde réuni.





Il ne manque que Louis qui était à la sieste et il aura donc le droit à une photo pour lui tout seul !

Revoir nos parents et la famille a également une grande joie.
En nous réveillant à Trévenaste le lundi matin, nous avions l’impression incroyable de n’avoir quitté la maison que quelques jours auparavant, comme si les 7 mois passés à St Laurent n’avaient pas existé. Il faut dire que Emilienne et ses enfants s’occupent formidablement bien de la maison et du jardin.
Nous avons donc retrouvé la famille et les amis comme si nous les avions juste quittés pour de simples vacances (Grâce à Internet, je pense). La joie des retrouvailles et des « victuailles » avec tout le monde est vraiment bien réelle. Merci à tous pour votre amitié.
Fruits de mer à gogo, cochonnailles, galettes, côtes de bœuf, fraises, pâtisseries…. Un ou deux kilos de plus au passage.

...Et à la fois, la sensation d’être vraiment seulement de passage : Je viens de prendre conscience que je n’ai pas défait complètement ma valise. J’ai plus pensé à ce qu’il fallait que je ramène avec moi…Je crois que je n’ai pas vraiment réussi à me « poser ».

Aucun regret pour repartir… et pourtant…

A l’arrivée :

- Nous trouvons la chaleur accablante (31°), l’humidité très importante (95%).
- Il règne une odeur de moisi dans les chambres qui étaient fermées et sans climatisation depuis trois jours.
- Jacques, le collègue de Dominique, nous apprend que Internet haut débit ne fonctionne plus depuis une semaine et que cela risque de durer car le câble américain qui nous alimente en ADSL est endommagé à une vingtaine de km en mer. La réparation n’aboutira sans doute que dans une dizaine de jours. j’aurais pourtant tellement aimé vous remercier tous , "à chaud" !

- Parmi notre courrier, nous avons un avis de lettre recommandée à aller chercher, l’horreur ! - N’ayant rien à dîner, nous déplorons le manque de petits restos traditionnels où nous aurions pu manger un simple steak-salade. (nous sommes obligés de manger chinois).
- Les voisins ont effectué une taille sévère de la haie située juste devant notre terrasse. Nous n’avons plus aucune intimité et avons vue sur toute la rue.

Vous avez compris. Mon moral n’était pas vraiment au beau fixe !

Pourtant, grâce à Jacques, super sympa, qui nous avait conduit et qui est revenu nous chercher, tout s’est passé au mieux. Nous sommes même arrivés à St Laurent avant la tombée de la nuit.
Pourtant, le reste de la maison était impeccable.
Pourtant, quelque part au fond de moi, j’avais bien l’impression de rentrer « chez moi ».

Mardi, tout est rentré dans l’ordre…
- La clim et les ventilateurs rendent la température et l’humidité beaucoup plus agréables. Le soleil montre le bout de son nez.
- Les chambres sont aérées et de nouveau "habitables".
- Je me fais une raison pour Internet. Je me rattraperai plus tard.

- Je ne patiente « que » 30 minutes à la poste pour récupérer ma lettre recommandée. Le responsable fait passer « les recommandés » avant ceux qui attendent pour toucher leur RMI et leurs Alloc.
- Je fais des courses et trouve ce dont j’ai envie.
- La végétation pousse tellement vite ici que la haie sera très vite plus belle et plus touffue.
- Je retrouve avec plaisir ma « sieste-lecture » dans le hamac car je ne travaille que demain.
La vie est belle.




Voilà, ce petit moment de blues passé, nous avons repris le boulot et le petit train train.


Il pleut, il pleut, il pleut...mais il fait agréablement chaud. 25 à 27° et l'humidité ne me dérange plus....



Enfin, un peu quand même car...
- quand j'ouvre un tiroir, il est moisi et il faut tout sortir et nettoyer.
- Les cafards ont profité de notre absence pour envahir un trou dans le meuble sous évier. Il faut encore nettoyer, traiter...
- Les mouches en ont également profité pour faire un grand nid sous la terrasse.



Un peu d'essence et d'insecticide en viennent à bout...



Mais la routine reprend et les précautions d'usage avec !


Donc, ces petites urgences résolues, nous avons envie de sortir et de revoir Carmen et Hendrick, de retrouver leur gentillesse et leurs attentions. Nous allons donc déjeuner chez eux ( Restaurant Agami pour les connaisseurs ). Nous sommes comblés et restons bavarder avec Carmen un bon moment.



Dimanche, il pleut toujours mais il fait très bon et nous décidons de ne pas rester enfermés toute la journée. Nous allons aller à Mana déjeuner chez notre restaurateur préféré: Sylvain. J'espère que nous allons pouvoir passer, car la route est régulièrement inondée à cette saison. Nous prenons le 4X4 par précaution. Effectivement, nous avons bien fait car certaines voitures, trop basses, ne passent encore pas.









Sylvain nous reçoit, comme toujours, en amis. Mon Dieu, que c'est agréable, comparé à l'indifférence polie des restos métropolitains.

Nous bavardons beaucoup. Il a le temps car avec cette météo, personne ne s'aventure à Mana sans y être vraiment obligé. Nous n'en sommes que mieux accueillis. Il nous donne la recette de son sirop de sucre aromatisé et nous en offre même une petite bouteille. Puis, en plus de ses petits desserts délicieux, il cueille pour nous dans son jardin, une main de bananes délicieuses et nous les offrent.

Nous sommes bien, là, face à "La Mana", fleuve que nous nous promettons de découvrir un de ces jours. Il fait même très frais sous cette pluie intermittente, j'en ai presque la chair de poule !

-"Tiens, un bidon qui flotte entre deux eaux. Tu as vu, Sylvain ?.

- Où ça ? ....non, ça ne vaut pas le coup d'aller le chercher. Il ne reste plus rien dedans, il flotte trop haut sur l'eau.

- Comment ça ?

- Et bien, c'est un bidon de contrebande qui a été largué en urgence à la vue des douaniers. Cela pouvait être de l'essence ou autre chose... mais là, il est trop vide !!

- Ah, bon !

A ce moment là, nous entendons de l'animation dans la rue. Sylvain nous dit de venir voir comment on met les bateaux à l'eau, ici, faute de remorques.



Une équipe de Brésiliens tractent avec leur camion une grande "tapouille", tout juste terminée, en la faisant rouler sur des rondins de bois, mètre par mètre.

Arrivés près du débarcadère, il faut maintenant pousser sur le bateau et alors là, ça ne va plus du tout, le camion manque de puissance et rien n'avance plus.




Alors, "Zorro est arrivé, é...é, avec son gros 4X4..a...tre..." Sylvain, l'homme au chapeau sur la photo, a dirigé l'opération. Nous y avons laissé un peu du pare-choc mais notre "tank" n'a eu aucun problème pour déplacer la tapouille...


... qui a terminé toute seule son chemin sur le "dégrad" pentu, entraînant avec elle deux brésiliens à la "patouille" !!



Quel bon moment ! Et nous qui avions peur de passer un dimanche pluvieux et terne ! Nous avons le droit au café, au rhum arrangé et à la promesse de nous emmener à la pêche sur "notre" tapouille.

Au retour sur St Laurent, j'arrive à traîner Dominique à un concert de chants organisé par l'école de musique. Deux très belles voix, une heure et demi de concert ( merci et chapeau, mon chéri ! ) et on rentre à la maison.


Le WE prochain, nous allons profiter des trois jours pour explorer l'Est de la Guyane...


A très bientôt.

Sur le marché de St Laurent.

Quand trouver tel ou tel produit frais sur le marché ?
Consulter l'article "Le marché de St Laurent" dans la colonne de droite.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos "gastronomiques" avec leurs légendes sur:
http://picasaweb.google.com/cdleroux/GastronomieEnGuyane#