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Et ce blog ayant atteint sa capacité maximum de stockage, la suite de notre "aventure" se trouve sur:
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.............Et en bonus, les pays que nous avons visité
en Amérique du Sud.
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samedi 18 septembre 2010

137 - La prostitution à St Laurent du Maroni.

Malheureusement, la Guyane n'est pas épargnée par certains fléaux, dont la prostitution infantile.
Elle prend même ici des proportions terribles.
Voici un rapport publié avant l'été et qui vient d'être relayé par notre journal local.

Grossesses précoces : quand la prostitution s'en mêle



 France-Guyane 14.09.2010


L'année dernière, 80 cas de grossesses chez des jeunes filles âgées de 13 à 15 ans ont été dénombrés à Saint-Laurent. C'est quarante fois plus qu'en France.

En 2009, 8% des femmes qui ont accouché en Guyane étaient mineures, contre 0,5% en France. Si dans l'Ouest guyanais le problème reste culturel, un autre phénomène, la prostitution occasionnelle, en est une des causes.


L'hôpital Franck-Joly de Saint-Laurent comptait, l'année dernière, 80 cas de grossesses chez des jeunes filles âgées de 13 à 15 ans. C'est quarante fois plus qu'en France. Une situation qui devient alarmante car elle est banalisée et qui ne s'explique pas toujours par une simple rencontre amoureuse.


Dans quelles circonstances ?


Les cas de grossesses précoces admettent plusieurs causes. Parmi celles-ci, la prostitution occasionnelle. Un phénomène récent qui prend une ampleur alarmante auprès d'adolescents qui ont parfois moins de 15 ans.
Certains jeunes entretiennent des relations sexuelles avec des hommes et des femmes contre des cadeaux (téléphones portables, vêtements, scooters...) ou des services.
D'après le Dr Gabriel Carles, chef du service gynécologie obstétrique de l'hôpital de Saint-Laurent, la plupart des jeunes ayant recours à la prostitution occasionnelle sont des jeunes filles qui sont pour la plupart en échec scolaire et qui ont des problèmes d'ordre économique. « Elles sont très jeunes et si nous partons du fait qu'elles sont mineures et que la plupart des hommes qu'elles fréquentent sont âgés de 25 à 30 ans, on peut déjà considérer que c'est un abus de pouvoir. Bien que cela paraisse banal pour eux, c'est déjà un crime » , s'indigne le Dr. Carles. Il ajoute que certains hommes font la sortie des lycées car ils savent que ces filles sont dans le besoin et qu'ils ont alors beaucoup de chances de repartir avec l'une d'elles.


Une enquête a été menée l'année dernière à Saint-Laurent, sous l'autorité du Centre d'investigation clinique et d'épidémiologie clinique de l'hôpital de Cayenne. Elle portait auprès de personnes majeures ayant eu recours à des activités de prostitution et a permis de porter un regard sur les jeunes qui seraient aussi acteurs de ces activités. La prostitution juvénile, bien qu'occasionnelle, se fait de plus en plus présente dans la commune saint-laurentaise. Malgré le fait qu'elle soit encore taboue, c'est un fait admis et pratiqué régulièrement.
 « La vision du respect du corps et la considération du rapport sexuel n'auraient, a priori, pas de valeur. On peut monnayer son corps contre un bami à 3,50 euros » (Un bami est une préparation surinamienne d'origine javanaise, composée de pâtes au soja, accompagnées de poulet, concombre)., explique un médiateur d'une structure associative dans le rapport, soulignant la réalité d'un phénomène sans limites.


Ce rapport fait aussi état d'autres pratiques des adolescents : réunions orgiaques, films pornographiques, recherche d'un tuteur qui puisse assurer une rémunération tous les mois contre des relations sexuelles.
Tout cela favorise la croissance exponentielle des grossesses précoces. Pourtant, les dispositifs de prévention ne sont pas encore assez importants : « Seules les infirmières des établissements scolaires sont tenues de parler du problème avec les jeunes, mais ce n'est pas suffisant pour lutter contre ce phénomène qui prend une grande ampleur, souligne le Dr. Carles. Ce genre d'activités reste dans l'impunité la plus totale, et n'est pas considéré comme une sorte de prostitution. Tel est notre problème » .


Des témoignages explicites


Acteurs et intervenants parlent des actes de prostitution juvénile dans le rapport du Centre d'investigation clinique. En voici quelques extraits.


Un homme de 45 ans


« Il est où le problème ? J'ai 45 ans et ma « petite » en a 16... Elle est totalement consentante. Je ne vois vraiment pas où est le problème. Vous savez, ici, les filles sont mûres plus rapidement... Par contre, ça m'est déjà arrivé d'avoir des propositions avec des gamines, où là, tu dis non ; elles sont à peine formées... »


Une femme de 18 ans, mère au foyer


« J'ai trois enfants et je vis dans une maison vieille et sans électricité. J'ai fait un dossier pour avoir un logement. Le monsieur m'a dit qu'on pouvait s'arranger et que j'aurai un logement rapidement... Mais moi, je veux pas coucher avec cet homme... »


Un agent de la mairie


« Au camp de la Transportation, il n'est pas rare que des jeunes (15 ou 16 ans) fréquentent les bâtiments désaffectés. Le scénario « classique » est composé d'une fille et trois garçons. Deux des garçons surveillent alentours et les jeunes « se relaient » . La cotisation s'élèverait à 20 euros « entre copains » pour payer les services de la fille. »


Un jeune homme de 15 ans


« Un sponsor ? C'est quand tu trouves quelqu'un qui paye ce que tu as besoin pour l'école, qui te fait des cadeaux, qui t'aide... Mais c'est pas grave de faire (l'amour) avec lui. J'ai un copain qui fait ça, il est pas pédé, parce que c'est toujours lui qui décide, et il gagne 100 euros. »


Un homme de 39 ans


« C'est vrai que c'est interdit par la loi, mais vous savez, on est que des hommes... Les jeunes sont tellement aguichantes, vous avez vu leur manière de s'habiller ? Et puis, elles n'ont vraiment pas froid aux yeux ; elles sont formées... Ce n'est pas si évident de résister. »


Un enseignant


« Des signalements en cas de grossesses de mineures de moins de 15 ans sont effectués (12 ans pour l'une d'entre elles), mais si le consentement entre partenaires est établi, il n'y a pas de suite » .


Un policier


« ... Ces personnes ne s'identifient pas comme ayant une activité de prostitution. Par exemple, la bière n'est pas considérée comme de l'alcool, le cannabis n'est pas perçu comme une drogue ; et le fait d'échanger son corps contre un plat de riz ou un vêtement n'est pas considéré comme une forme de prostitution. »


Un médecin du Centre d'information et de dépistage et de diagnostic des IST


« La situation de la prostitution « visible » (professionnelle) de Saint-Laurent a changé depuis quelques années, dans le sens où davantage de jeunes filles de 15 à 17 ans exercent cette activité. »


Un coordinateur de l'enquête


« ... Dans le cadre d'actions de prévention Réduction des risques sexuels menées par l'association AIDES, une jeune fille âgée de 13 ans m'interpelle et me soumet l'invitation suivante : « Monsieur, est-ce que ça vous dit qu'on essaie ensemble les préservatifs que vous avez donnés ? Je sais faire plein de choses vous savez... »


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mardi 5 janvier 2010

127 - 78% d'augmentation de population sur St Laurent...

D'après le recensement réalisé par l'Insee en 2007, nous étions 213 031, contre 205 954 en 2006.
Un quart de la population a moins de 10 ans, une famille sur six a plus de quatre enfants.
50% de la population a moins de 23 ans, un quart entre 23 et 39 ans et un quart a 39 ans ou plus, selon les résultats détaillés du recensement de 2006.
La Guyane comptait 22 centenaires, dont 18 femmes.



Chez les 132 500 personnes de plus de 15 ans, la Guyane comptait 93 000 célibataires (70%), 33 600 mariés (17 200 hommes pour 16 400 femmes), 2 752 veufs (dont trois quarts de femmes et 44 âgés de moins de 20 ans) et 3 415 divorcés.
 
La population de St Laurent est passé de 19 000 habitants en 1999 à 34 000 en 2007:  78% d'augmentation !!!

mardi 6 janvier 2009

90 - Santé, Statistiques

Depuis plus de deux ans que nous sommes en Guyane, nous avons expérimenté plein de choses. Il y en a une à laquelle nous avions échappé. C'est la Dengue. Et bien c'est fait, Dominique, pendant 5 jours, a eu une fièvre de cheval ( entre 39° et 40° )qui le faisait grelotter malgré un tee shirt, une couverture polaire et 27° de température extérieure. Avec 9 de tension et une extrême fatigue, il ne tenait pas 5mns debout... c'était vraiment impressionnant. Bien sûr, il n'arrive toujours pas à s'alimenter, a perdu le goût et l'odorat. Il parait que c'est normal ! A cela s'ajoute des petites complications pulmonaires et cardiaques et comme si cela ne suffisait pas, cela a entraîné une hépatite. Très bon pour le régime... mais... il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps ! Excuse moi, mon chéri...allez, le rire aide à guérir, c'est bien connu ! Il y a une épidémie sévère de dengue en Guyane en ce moment. Le paludisme est également à l'honneur . L'explication en est le début de la saison des pluies. Autour de nous, tout le monde s'inquiète. Il n'y en a jamais eu autant. Il faut dire que la démographie galopante et l'augmentation des déchets qui vont avec, surtout ici, vu le manque de civisme et d'éducation, ça n'arrange pas les choses d'année en année!
Heureusement, ce phénomène devrait se calmer dans les semaines à venir.
J'espère qu'un petit moustique ne viendra pas me piquer après avoir pomper le sang de mon chéri car ce serait à mon tour d'y passer... et je plaisanterais surement moins !!! Nous nous protégeons au maximum mais il y a toujours des petits malins !!! Mais qu'est ce qu'est la Dengue exactement ? La dengue, est une sorte de « grippe tropicale », décrite dès 1779. Les virus responsables de cette maladie sont transmis à l'homme par le moustique Aedes. Soixante à 100 millions de personnes sont infectées chaque année dans le monde, et les formes graves de la maladie, la dengue hémorragique et la dengue avec syndrome de choc, en recrudescence dans plusieurs régions intertropicales, sont responsables de plus de 20 000 morts annuelles, particulièrement chez les enfants de moins de 15 ans. Epidémiologie La dengue peut être provoquée par quatre types de virus … Elle sévit aujourd’hui dans l’ensemble de la zone intertropicale, plus particulièrement en Asie et en Amérique du Sud. Autrefois limitée à l’Asie du Sud-est (440 000 cas en Chine en 1980, 200 000 cas en Thaïlande en 1987), la dengue ne cesse de s’étendre, à l’Océan Indien, au Pacifique Sud (32 800 cas à Tahiti et Moorea, Polynésie Française, en 2001), aux Antilles françaises (2003 et 2006-2008), et surtout à l’Amérique Latine où les cas annuels rapportés ont été multipliés par 60 entre 1989 et 1993 . Une inquiétante résurgence de la dengue en Amérique Latine et dans les Caraïbes semble largement due à l’érosion des programmes d’éradication du moustique vecteur dans cette région du globe. La croissance démographique, l’urbanisation non contrôlée, l'accumulation des déchets, les catastrophes naturelles et la paupérisation sont en cause, et cette maladie a un impact économique important pour certains pays. Symptômes La dengue "classique" se manifeste brutalement après 2 à 7 jours d’incubation par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d’une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole. Au bout de 3 à 4 jours, une brève rémission est observée, puis les symptômes s’intensifient - des hémorragies conjonctivales, des saignements de nez ou des ecchymoses pouvant survenir - avant de régresser rapidement au bout d’une semaine. La guérison s’accompagne d’une convalescence d’une quinzaine de jours. Sous cette forme, la dengue, bien que fort invalidante, n’est pas dangereuse. Sa forme hémorragique, qui représente environ 1% des cas de dengue dans le monde, est par contre extrêmement sévère : la fièvre persiste et des hémorragies multiples, notamment gastro-intestinales, cutanées et cérébrales, surviennent souvent. La guérison peut être rapide, totale et sans séquelles. Moyens de lutte Il n’existe aujourd’hui ni traitement spécifique ni vaccin pour combattre cette maladie, mais de nombreuses études multi-disciplinaires sont en cours. Les seuls moyens de lutte existants sont le contrôle des moustiques vecteurs dans les zones concernées et la protection individuelle contre les piqûres de moustiques. A l'Institut Pasteur La dengue est une maladie très étudiée à l'Institut Pasteur, plusieurs équipes y développent des thématiques complémentaires et pluridisciplinaires dans les domaines de la recherche fondamentale comme appliquée (diagnostic, thérapies, vaccinologie,...). Les objectifs de ce programme sont de proposer de nouveaux outils de diagnostic précoce de la dengue, une meilleure compréhension des mécanismes de défense de l'hôte contre le virus et la recherche de molécules anti-virales en partenariat avec treize institutions, centres de recherche et universités en Asie du Sud Est, en Europe et en Amérique Latine.
Institut Pasteur - Novembre 2008
Ah, la Guyane et ses petites bébètes..........................................
Que cela ne vous décourage pas de venir découvrir cette belle et si particulière région. Vous avez bien la grippe chez vous... et bien, c'est notre grippe à nous !
Puisque nous parlons de la santé en Guyane, voici un petit aperçu des dernières statistiques de l'INSEE sur le sujet: Globalement, le cancer tue moins qu'en métropole. L’abondance de la consommation de fruits et d’aliments à fibres semble protéger les Antillais. Le cancer de l’estomac est plus développé aux Antilles-Guyane. Il pourrait s’expliquer par la forte consommation d’aliments fumés ou mal conservés.
Chez les hommes, le tabagisme modéré rend le cancer des poumons bien moins meurtrier que dans l'Hexagone ; il est supplanté par le cancer de la prostate. Chez les femmes, les premières causes cancéreuses sont inversées : cancer du sein dominant en métropole, de l’utérus aux Antilles-Guyane. Cette opposition est un classique de l’épidémiologie dont les causes n’ont pourtant pas été tout-à-fait élucidées. L’importante surmortalité par diabète sucré, avec une prédominance féminine, peut être mise sur le compte , avec sans doute des facteurs adjacents, des facteurs génétiques et d'une modification rapide des habitudes alimentaires (consommation élevée de sucres rapides). Le diabète est toutefois moins présent en Guyane qu’aux Antilles. Les effets directs de l’alcoolisme sont plus marqués qu’en métropole, surtout pour les hommes, à travers les psychoses alcooliques induites par le rhum. Les maladies circulatoires sont, plus encore qu'en métropole, la première cause de décès. Pourtant, les affections liées notamment au tabagisme, comme les cardiopathies ischémiques sont moins fréquentes qu'en métropole.
Par contre, toutes les maladies liées à l'hypertention artérielle sont dévastatrices. Cette affection a une prévalence élevée dans toutes les population noires du continent américain. Ce phénomène n'a pas encore reçu d'explication unanimement admise. Le SIDA est la première cause de cette surmortalité, surtout en Guyane. La Guyane reste de loin le département le plus touché par le virus VIH. Depuis le début de l’épidémie, 1 074 cas de SIDA et 514 décès ont été déclarés en Guyane. Ces chiffres considérables sont pourtant probablement en deçà de la réalité car les déclarations obligatoires ne sont pas exhaustives. En 2004, le nombre annuel de nouveaux cas de SIDA déclarés était de 39 cas pour 100 000 habitants. À titre de comparaison, les régions les plus touchées de France, Ile-de-France et Provence- Alpes-Côte-d’Azur avaient des taux de 2 à 8 pour 100 000 habitants, la Guadeloupe et la Martinique avaient des taux respectifs 8 et 7 pour 100 000 habitants. La Drépanocytose est la maladie génétique la plus fréquente dans les Caraïbes. Elle affecte, en moyenne un nouveau-né sur 260. Les décès autour de la naissance sont encore relativement fréquents en Guyane, qu'ils s'agissent de morts nés ou qu'ils soient intervenus au cours de la première semaine de vie. Cette mortalité périnatale provient en partie d'un mauvais suivi de nombreuses grossesses et de conditions socio-économiques défavorables.
Parmi les populations immigrantes en situations précaires, les femmes accouchent souvent sans avoir bénéficié d'une seule visite médicale prénatale. Certaines populations des régions fluviales souffrent toujours d'isolement. Trop de femmes arrivent encore dans une structure sanitaire seulement au moment de l'accouchement.
Une surmortalité prématurée due aux accidents En 15 ans, aux Antilles-Guyane, l’espérance de vie a progressé de 3,7 ans passant de 73,4 ans en 1990 à 77,1 ans en 2005. Cependant, en Guyane, l’amélioration des conditions sanitaires et des conditions d’accès aux soins peinent à rattraper celles des Antilles. La mortalité précoce due aux accidents touche particulièrement la Guyane. C’est à la Martinique que les indicateurs de santé sont les plus proches des taux métropolitains.
Pour 12 000 Guyanais, soit environ 10 % de la population, les centres de santé sont le seul accès aux soins primaires. La situation a beaucoup évolué au cours des 20 dernières années, puisqu’en 1972 les centres concernaient encore 40 % des Guyanais.
Et puisque nous sommes dans les statistiques, voyons les résultats du dernier recensement.
Le paysage démographique guyanais est inchangé : le taux de croissance de la population reste élevé. Le nombre d’habitants est estimé à 216 000 en 2008.
Augmentation d'un tiers de son nombre d'habitants par rapport à 1999. (157 213 habitants en 1999, 20 5954 en 2006).C'est la plus élevée de France.
Record absolu pour St Laurent: 19 085 habitants en 1999, 33 707 en 2006. +77%... et encore, on ne parle pas des personnes en situation irrégulière...
Les naissances sont toujours aussi nombreuses, et le nombre de décès augmente doucement. Au premier janvier 2008, la population guyanaise est estimée à 216 000 habitants. Le taux de croissance reste le plus élevé des régions françaises. La majeure partie de cette croissance est assurée par le solde naturel (naissances – décès), et dans une proportion plus faible par le solde migratoire (entrées – sorties). En 2007, le nombre de naissances n’augmente guère : 6 386 naissances domiciliées. Par rapport à l’an passé, c’est seulement 110 naissances supplémentaires. Le taux de natalité, estimé à 30 pour mille, reste très élevé. Sa tendance est à la stabilité (cf. graphique).
47% de la population a moins de 19 ans.
Le taux de mortalité est identique à celui de l’année précédente (3,5 pour mille). Il reste le plus faible des régions françaises. Cependant, il est principalement dû à la jeunesse de la population. En effet, le taux de mortalité standardisé montre bien qu’en Guyane la mortalité est en fait plus élevé que ne le montre le taux brut de mortalité. Le taux de mortalité est identique à celui de l’année précédente (3,5 pour mille). Il reste le plus faible des régions françaises. Cependant, il est principalement dû à la jeunesse de la population. En effet, le taux de mortalité standardisé montre bien qu’en Guyane la mortalité est en fait plus élevé que ne le montre le taux brut de mortalité.
Et sur le plan économique ?
Plus de deux salariés sur cinq sont dans la sphère publique, alors qu’en France métropolitaine, elle n’en occupe qu’un sur cinq. En termes de rémunération, c’est la sphère publique qui contribue le plus à l’activité économique puisqu’elle verse la moitié de la masse salariale : deux fois et demi celle observée au niveau de l’ensemble de la France (49% contre 21%). La moindre importance de la sphère productive est une spécificité domienne à laquelle n’échappe pas la Guyane. Avec 8 100 emplois, la sphère productive reste loin derrière la sphère résidentielle. La sphère productive emploie un salarié sur cinq, soit deux fois moins que la moyenne nationale. Cependant, ce taux cache de fortes disparités. Un tiers de la sphère productive guyanaise à Kourou. Si la sphère productive ne pèse que le cinquième de l’emploi et des rémunérations en Guyane, elle est inégalement répartie dans les zones d’emploi. La zone de Kourou alimente un réseau de sous-traitants dans le spatial. Avec 37% des emplois et 47% de la masse salariale, la sphère productive est le premier secteur économique de la zone. Outre l’industrie spatiale, la fabrication d’équipements d’aide à la navigation ou l’analyse, les essais et inspections techniques caractérisent cette zone.
Le tourisme ne stimule pas la sphère résidentielle comme dans les autres Dom, ce qui place la Guyane à la dernière place des régions françaises pour la contribution de cette sphère à l’économie.
Regroupant la majorité des emplois salariés, la zone d’emploi de Cayenne est la plus grande de Guyane. Deux salariés sur trois de la sphère productive guyanaise y travaillent. Mais son poids par rapport aux autres sphères ne représente que 18% de l’emploi de la zone. Cayenne, avec 60%, Matoury et Rémire-Montjoly se partagent plus de 90% de l’emploi. La zone d’emploi de Cayenne est spécialisée dans la manutention, le commerce de gros alimentaire spécialisé, le commerce de gros d'équipement industriel, les télécommunications, la production d'électricité. Elle abrite également la grande majorité des sièges d’entreprise et des activités comptables associées. Si la majeure partie de l’activité d’extraction aurifère se trouve dans la région de Saint-Laurent, il existe de nombreuses sociétés d’extraction ayant un établissement à Cayenne, Matoury et Rémire-Montjoly. Enfin, dans la zone d’emploi de moindre densité économique de Saint-Laurent, la sphère productive est largement sous-représentée. La part des emplois et des rémunérations n’y dépasse pas, respectivement, 12% et 10%. En raison de sa situation géographique, elle s’est naturellement spécialisée dans l’extraction aurifère, la production de rhum et le transport fluvial.Un tiers de la sphère productive guyanaise à Kourou.
La sphère publique englobe les emplois de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière. Avec 49% des emplois publics, la fonction publique d’État est mieux représentée en Guyane qu’en France métropolitaine (42%) au détriment de la fonction publique hospitalière (13% des emplois publics contre 22% en France métropolitaine).
La fonction publique y concentre deux emplois sur trois et les trois-quarts de la masse salariale. Dans la commune de Saint-Laurent, la mairie, le centre hospitalier Ouest Guyane et les écoles secondaires et primaires, assurent les deux tiers des emplois publics de la zone, soit près de 2 000 emplois.
Voilà pour ces quelques chiffres... à bientôt...

Sur le marché de St Laurent.

Quand trouver tel ou tel produit frais sur le marché ?
Consulter l'article "Le marché de St Laurent" dans la colonne de droite.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos "gastronomiques" avec leurs légendes sur:
http://picasaweb.google.com/cdleroux/GastronomieEnGuyane#