Le début de notre séjour en Guyane se trouve à l'adresse:
http://leroux.over-blog.net/

Et ce blog ayant atteint sa capacité maximum de stockage, la suite de notre "aventure" se trouve sur:
http://docler2.blogspot.com/

.............Et en bonus, les pays que nous avons visité
en Amérique du Sud.
2008. Le Chili:
http://lerouxchili.blogspot.com/
2010. Le Pérou:
http://lerouxauperou.blogspot.com/


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mercredi 1 août 2007

47 - Nos trois WE suivants

Dimanche 16 juil 2007 :

Dernier jour de la fête patronale de Mana.

Nous nous levons de bonne heure pour pouvoir assister au concours de « picolettes » qui est prévu à 8H.
Les participants ne sont que des hommes. Les femmes n’ont jamais de picolettes.
Il existe environ 150 oiseaux et 1000 chants différents.
Un « bon chanteur » peut se monnayer jusqu’à 3000 euros.
Il faut subir des tests avant de pouvoir être licencié.
Les grandes compétitions rassemblent parfois des centaines d’oiseaux.
Nous en avions beaucoup vu au Surinam où ce type de concours est encore plus prisé qu’en Guyane.

Le concours ne commencera qu’à 9h30.
Mais la préparation des participants est très intéressante. C’est un petit concours local et il n’y a qu’une vingtaine d’oiseaux. Un des participants nous en explique les règles.
On frotte la cage de son oiseau contre une autre pour le stimuler… On cherche les femelles pour inciter chaque mâle à chanter plus et plus fort que son rival… On confronte son oiseau au maximum de bruit pour qu’il ne soit pas déstabilisé pendant la compétition…On le nourrit amoureusement…
Les oiseaux concourent deux par deux. C’est à celui qui chantera le plus souvent. Chaque début de chant est comptabilisé quelque soit sa durée. Le gagnant est confronté au suivant, etc…
Ca y est, ça démarre ! Quel bazar! Les participants ne se présentent pas à l’appel de leur nom, ils ont oublié de s’inscrire, ils déclarent forfait au bout de 2 mns devant le mutisme de leur « pouliche »…
Parfois pourtant, la tension est à son maximum quand les deux oiseaux s’affrontent pour de bon. La déception du « perdant » est palpable.

Il faut dire que les lots sont drôlement importants !!! Non... bien sûr, l'enjeu est autre part.


Mais c’est le désordre le plus complet.

C’est aussi le bordel le plus complet chez Sylvain.

Après trois jours de fêtes, il ne fait plus surface. C’est sa femme qui assume tout. Dominique l’aide à déplacer des tables. Le début du repas se passe bien mais ensuite, il nous faudra attendre 1heure et demi notre dessert. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas mais l’attente se fait dans la bonne humeur générale. Il fait beau, il y a une petite brise rafraîchissante, nous avons tout notre temps…. que demander de mieux…
Sylvain arrive, très fatigué, vers 14h et n’est même pas capable de nous faire l’addition. « Vous me paierez la prochaine fois et on pourra discuter parce que aujourd’hui… je ne suis pas en forme ! » Dominique calcule pour lui et le paye quand même car nous ne savons pas si nous reviendrons très prochainement.

Décidément, cela ne me réussit pas du tout d’assister aux fins de fêtes. Pour le nouvel an chinois, j’avais eu une intoxication alimentaire et aujourd’hui encore, la fin d’après midi se passe dans le hamac. Je suis nauséeuse, crevée. En plus de cette gastro-entérite ou intoxication, ma petite bronchite des jours derniers se déclare vraiment et je tousse beaucoup. Je vais être malade comme ça pendant 2 jours.


Dimanche 23 juil.-07


Je passe directement au WE suivant car la semaine n’apporte rien de nouveau.

Il fait très beau et les horaires de marées sont favorables. Nous partons donc avec notre pirogue sur la crique Balaté en passant devant l’épave de l’Edith Cavel. Cette épave d’un navire marchand, échoué sur un banc de sable, est maintenant un véritable îlot tellement la végétation a poussé sur les sédiments accumulés au cours des mois.














Cette balade est formidable et elle nous régalera du spectacle de deux moutons paresseux (aï) en train de se chamailler.








Quel bonheur de voir ces « nounours » évoluer ainsi tranquillement dans leur milieu naturel.


Nous les filmons pendant au moins 20 mns. A voir sur :
http://picasaweb.google.com/cdleroux/VidOsMalheureusementDeQualitSMDiocres/photo#5091161535170248978

Nous coupons le moteur et progressons à la pagaie pour profiter du calme et des bruits de la forêt qui borde la crique.
Un soufflement régulier attire notre attention. Nous apercevons une tête qui sort de l’eau et nous regarde pendant un bon moment. C’est sans doute une loutre. Elle plonge à notre approche…dommage…mais évident !

Des oiseaux magnifiques volent autour de nous et semblent jouer. Ils se posent sur une branche basse devant la pirogue et à notre arrivée, s’envolent et se reposent un peu plus loin.
Des poissons sautent hors de l’eau.
Des papillons et des libellules de toutes les couleurs tournent autour de nous.
N'oubliez pas de retourner vers mon album de photos "Animaux de Guyane" que je mets à jour au fur et à mesure de nos balades:

Des fruits que nous n'avions encore jamais vu à maturité comme celui-ci, du Moucou-moucou.


Ne trouvez vous pas qu'il ressemble à un ananas ?

Un régal des yeux… cette crique. Nous y reviendrons surement.

Entre parenthèse, qu'il est agréable de réaliser que nous ne sommes pas là "que de passage" et que nous pourrons encore profiter à loisir de toutes ces merveilles.

Nous nous arrêtons ensuite pique niquer sur « notre » petite plage perso. Marie Hélène et Marie France s’en souviennent peut-être. Avant de rentrer, nous faisons un détour pour chercher l’entrée de la crique Margot car ce sera notre prochain terrain de découverte.

Dimanche 30 juil 07

Nous avons eu notre nouveau 4X4 et il faut l’essayer avant de repartir avec vers les chutes "Voltaire".


Ah, je ne vous l'avais pas dit. L’autre nous a « lâché » ! En revenant de notre aventure boueuse avec Nico et Julie il y a 15 jours, le garagiste avec qui nous avions rendez vous le lendemain nous a annoncé que la pompe à injection était foutue et que si nous ne voulions pas casser complètement le moteur, il fallait la changer… Le montant de cette réparation avoisine le prix du tank….. Donc…on a changé.

Nous partons donc avec notre « Terrano » sur la piste forestière de la crique Naï.
RAS. Après 10kms très cool, nous faisons demi tour, non sans avoir profité de la beauté de la végétation bordant la piste.
Liane serpent en fleur.

Fougère de très jolie couleur.


Nous nous engageons ensuite sur une piste que Jean Luc m’avait un jour indiqué en me disant qu’il y avait une très jolie crique…à 10kms, au bout, à gauche.
Nous nous enfonçons donc dans cette forêt « Cormoran ». A mon avis, il doit y passer une voiture tous les mois et encore…
….
- « Ah, non, arrêtes toi, on ne passe pas, tu as vu la largeur de ce pont branlant ! »
- « Mais si, il y a des traces de pneus, donc ça doit passer ! »
- « En tout cas, moi, je descends et je te guiderai. Mais tu crois que cela vaut vraiment le coup de prendre le risque de voir une roue tomber dans le trou et de se retrouver le châssis posé sur le pont (ou ce qui fait office de pont) ? Je ne vois vraiment pas comment nous nous en sortirons. »
- « Mais non, ça passe ! »

On est passé ! Et on est même repassé puisqu’il a bien fallu revenir, sans avoir trouvé la crique d’ailleurs… Merci Jean Luc !


Il est 11heures. Nous reprenons la RN1 vers Cayenne pour rejoindre un village Saramaka situé juste avant le pont de la crique Gd Laussat. "On" a vu sur un site Internet que, en nous adressant à quelqu'un de ce village, ils pourraient nous conduire vers les cascades du même nom, très belles parait-il.


Effectivement, Léandre, un jeune saramaka de 19 ans nous propose de nous y emmener.


- "Il faut 1 heure et demi de marche".


- "En marchant vite ou en se promenant ?"


- "Normal".


Il nous propose de pique niquer d'abord sous un grand carbet de son village, près de la crique où je pourrai me baigner.



Pendant notre repas, plusieurs personnes du village viennent y laver leur vaisselle, leur linge ou se laver. Il n'ont sûrement pas l'eau courante (au robinet) !





A 1 heure, nous retrouvons Léandre, accompagné de son cousin. Celui ci ne parle presque pas le français et cela me donnera l'occasion de pratiquer le peu de taki-taki que je connais.



Ils nous mênent au pas de course, dans un layon de chasseur, mal entretenu. Le coupe coupe est de mise. Mais, comme un jour avec Wilhelm, un coup malheureux vient heurter un nid de guêpes et nous reculons précipitamment en attendant qu'elles se calment.


De beaux arbres,

De belles fleurs,


De belles lianes,


Il y en a beaucoup d'autres sur: http://picasaweb.google.com/cdleroux/FleursRencontrEsEnForT

Et nous voilà arrivés, une heure et demi plus tard... Effectivement, il ne faut pas traîner !

Mais l'endroit est superbe et nous en profitons bien. L'eau est fraîche et claire.

Décidement, je crois que j'aime de plus en plus les criques, quand elles sont épargnées par l'orpaillage et ses conséquences désastreuses.

Léandre et son cousin s'éclatent dans les "rapides". Nous sommes moins téméraires mais nous sommes vraiment bien.

Nous trouvons encore des plantes bizarres, inconnues de nous...


Le chemin du retour se fera en chantant. Léandre et son cousin entonnent à tue tête des chants saramaka et je prends parfois le relais avec des classiques du genre: "UN km à pied, ça use, ça use..."

D'ailleurs, j'ai effectivement perdu une semelle de tennis en route...

Et...NON... il ne s'est pas mis à pleuvoir............. Du soleil, que du soleil.

Nous refaisons les 60km du retour, très heureux de cette journée, en nous promettant de revenir vers cette cascade, plus accessible que celle de Voltaire.
En route, nous nous arrêtons acheter quelques objets artisanaux dans un carbet, le long de la route et nous restons bavarder avec la "commerçante" et ses enfants.

Bonne semaine à tous...

mercredi 11 juillet 2007

43 - Retour des Chutes Voltaires, Sylvain.

43 - Retour des chutes. Sylvain.


Nous faisons nos adieux à nos hôtes vers 9h car Dominique doit retrouver des collègues de travail pour aller déjeuner à l’auberge de l’Acarouany pour le départ en retraite de Jacques. J’espère que le retour sera moins aventureux que l’aller…

Nico reprend le volant et l’expérience aidant, nous transporte en douceur jusqu’à la maison. Il a l’air de prendre goût à cette conduite sportive entre les trous, les ravines, les flaques de boue dont il est difficile d’évaluer la profondeur.

A peine arrivés, Dominique se change et repart vers l’hôpital.

J’ai commandé des crevettes chez Loé pour les faire goûter aux enfants. Elles sont tellement bonnes !

Rangement, lessive, lessive, lessive…sieste pour les filles.

Nico passe le 4X4 au karcher et inonde la rue de latérite tellement il était sale.



Nous faisons quelques bazars à la recherche de hamac et de souvenirs.
Dominique revient vers 17h30 et nous le retrouvons au Toucan aux cotés de Jacques, tous les deux très fatigués.
Le programme prévoyait de retourner à Awala revoir des tortues après avoir dîner chez Sylvain.
En fait, nous arrivons très en retard chez Sylvain. Ce sera trop tard pour revoir des tortues. Heureusement que nous y avions déjà été lundi.
A défaut de voir la magnifique église de Mana, nous admirons les nouvelles fresques de la salle des fêtes...
La soeur Javouhey, et toutes les personnes qu'elle a tant aidé...

Sylvain nous fait un festival mais à l’extérieur.

Il est en train de tailler ses arbustes pour la fête patronale de Mana, jeudi prochain. Il veut que sa maison soit toute belle. Il a l’intention de la repeindre pendant la semaine. Nous ne profiterons donc pas beaucoup de sa présence sauf pour de brèves mais toujours « pétillantes » apparitions. Julie et Nicolas sont adoptés d’emblée. L’ambiance est très gaie.



En fin de repas, il nous offre une dégustation de ses rhums arrangés : gingembre, maracudja, mombin, , carambole…

Le retour est un peu difficile car je suis obligée de prendre le volant. Ce n’est pas marrant de conduire sur cette route très dangereuse.
Enfin, nous arrivons sans encombre et nous nous couchons tout de suite.

Le Manoa d'Eldorado. 2, rue Anne-Marie Javouhey. MANA.   0594 34 81 87 

mercredi 23 mai 2007

35 - Deuxième période Guyanaise

35 - Deuxième période Guyanaise ( du Premier au 20 mai 2007 )




J'utilise ce titre car pour nous, il s'agit vraiment d'une deuxième expérience de vie en Guyane. La première partie ayant consisté en découvertes successives, en apprentissage et adaptation diverses. Nous sommes maintenant "St Laurentais". Et j'appréhendais un peu ce premier aller-retour en métropole.



Voici mes impressions lors de notre "retour à la maison".



Nous voilà revenus après 17 jours en métropole, 5 à Paris, le reste en Bretagne.
Revoir les enfants et les petits enfants a été un vrai bonheur. Louis a bien changé entre ses 10 et 17 mois. Je ne résiste pas à l'envie de mettre ici une photo de tout notre petit monde réuni.





Il ne manque que Louis qui était à la sieste et il aura donc le droit à une photo pour lui tout seul !

Revoir nos parents et la famille a également une grande joie.
En nous réveillant à Trévenaste le lundi matin, nous avions l’impression incroyable de n’avoir quitté la maison que quelques jours auparavant, comme si les 7 mois passés à St Laurent n’avaient pas existé. Il faut dire que Emilienne et ses enfants s’occupent formidablement bien de la maison et du jardin.
Nous avons donc retrouvé la famille et les amis comme si nous les avions juste quittés pour de simples vacances (Grâce à Internet, je pense). La joie des retrouvailles et des « victuailles » avec tout le monde est vraiment bien réelle. Merci à tous pour votre amitié.
Fruits de mer à gogo, cochonnailles, galettes, côtes de bœuf, fraises, pâtisseries…. Un ou deux kilos de plus au passage.

...Et à la fois, la sensation d’être vraiment seulement de passage : Je viens de prendre conscience que je n’ai pas défait complètement ma valise. J’ai plus pensé à ce qu’il fallait que je ramène avec moi…Je crois que je n’ai pas vraiment réussi à me « poser ».

Aucun regret pour repartir… et pourtant…

A l’arrivée :

- Nous trouvons la chaleur accablante (31°), l’humidité très importante (95%).
- Il règne une odeur de moisi dans les chambres qui étaient fermées et sans climatisation depuis trois jours.
- Jacques, le collègue de Dominique, nous apprend que Internet haut débit ne fonctionne plus depuis une semaine et que cela risque de durer car le câble américain qui nous alimente en ADSL est endommagé à une vingtaine de km en mer. La réparation n’aboutira sans doute que dans une dizaine de jours. j’aurais pourtant tellement aimé vous remercier tous , "à chaud" !

- Parmi notre courrier, nous avons un avis de lettre recommandée à aller chercher, l’horreur ! - N’ayant rien à dîner, nous déplorons le manque de petits restos traditionnels où nous aurions pu manger un simple steak-salade. (nous sommes obligés de manger chinois).
- Les voisins ont effectué une taille sévère de la haie située juste devant notre terrasse. Nous n’avons plus aucune intimité et avons vue sur toute la rue.

Vous avez compris. Mon moral n’était pas vraiment au beau fixe !

Pourtant, grâce à Jacques, super sympa, qui nous avait conduit et qui est revenu nous chercher, tout s’est passé au mieux. Nous sommes même arrivés à St Laurent avant la tombée de la nuit.
Pourtant, le reste de la maison était impeccable.
Pourtant, quelque part au fond de moi, j’avais bien l’impression de rentrer « chez moi ».

Mardi, tout est rentré dans l’ordre…
- La clim et les ventilateurs rendent la température et l’humidité beaucoup plus agréables. Le soleil montre le bout de son nez.
- Les chambres sont aérées et de nouveau "habitables".
- Je me fais une raison pour Internet. Je me rattraperai plus tard.

- Je ne patiente « que » 30 minutes à la poste pour récupérer ma lettre recommandée. Le responsable fait passer « les recommandés » avant ceux qui attendent pour toucher leur RMI et leurs Alloc.
- Je fais des courses et trouve ce dont j’ai envie.
- La végétation pousse tellement vite ici que la haie sera très vite plus belle et plus touffue.
- Je retrouve avec plaisir ma « sieste-lecture » dans le hamac car je ne travaille que demain.
La vie est belle.




Voilà, ce petit moment de blues passé, nous avons repris le boulot et le petit train train.


Il pleut, il pleut, il pleut...mais il fait agréablement chaud. 25 à 27° et l'humidité ne me dérange plus....



Enfin, un peu quand même car...
- quand j'ouvre un tiroir, il est moisi et il faut tout sortir et nettoyer.
- Les cafards ont profité de notre absence pour envahir un trou dans le meuble sous évier. Il faut encore nettoyer, traiter...
- Les mouches en ont également profité pour faire un grand nid sous la terrasse.



Un peu d'essence et d'insecticide en viennent à bout...



Mais la routine reprend et les précautions d'usage avec !


Donc, ces petites urgences résolues, nous avons envie de sortir et de revoir Carmen et Hendrick, de retrouver leur gentillesse et leurs attentions. Nous allons donc déjeuner chez eux ( Restaurant Agami pour les connaisseurs ). Nous sommes comblés et restons bavarder avec Carmen un bon moment.



Dimanche, il pleut toujours mais il fait très bon et nous décidons de ne pas rester enfermés toute la journée. Nous allons aller à Mana déjeuner chez notre restaurateur préféré: Sylvain. J'espère que nous allons pouvoir passer, car la route est régulièrement inondée à cette saison. Nous prenons le 4X4 par précaution. Effectivement, nous avons bien fait car certaines voitures, trop basses, ne passent encore pas.









Sylvain nous reçoit, comme toujours, en amis. Mon Dieu, que c'est agréable, comparé à l'indifférence polie des restos métropolitains.

Nous bavardons beaucoup. Il a le temps car avec cette météo, personne ne s'aventure à Mana sans y être vraiment obligé. Nous n'en sommes que mieux accueillis. Il nous donne la recette de son sirop de sucre aromatisé et nous en offre même une petite bouteille. Puis, en plus de ses petits desserts délicieux, il cueille pour nous dans son jardin, une main de bananes délicieuses et nous les offrent.

Nous sommes bien, là, face à "La Mana", fleuve que nous nous promettons de découvrir un de ces jours. Il fait même très frais sous cette pluie intermittente, j'en ai presque la chair de poule !

-"Tiens, un bidon qui flotte entre deux eaux. Tu as vu, Sylvain ?.

- Où ça ? ....non, ça ne vaut pas le coup d'aller le chercher. Il ne reste plus rien dedans, il flotte trop haut sur l'eau.

- Comment ça ?

- Et bien, c'est un bidon de contrebande qui a été largué en urgence à la vue des douaniers. Cela pouvait être de l'essence ou autre chose... mais là, il est trop vide !!

- Ah, bon !

A ce moment là, nous entendons de l'animation dans la rue. Sylvain nous dit de venir voir comment on met les bateaux à l'eau, ici, faute de remorques.



Une équipe de Brésiliens tractent avec leur camion une grande "tapouille", tout juste terminée, en la faisant rouler sur des rondins de bois, mètre par mètre.

Arrivés près du débarcadère, il faut maintenant pousser sur le bateau et alors là, ça ne va plus du tout, le camion manque de puissance et rien n'avance plus.




Alors, "Zorro est arrivé, é...é, avec son gros 4X4..a...tre..." Sylvain, l'homme au chapeau sur la photo, a dirigé l'opération. Nous y avons laissé un peu du pare-choc mais notre "tank" n'a eu aucun problème pour déplacer la tapouille...


... qui a terminé toute seule son chemin sur le "dégrad" pentu, entraînant avec elle deux brésiliens à la "patouille" !!



Quel bon moment ! Et nous qui avions peur de passer un dimanche pluvieux et terne ! Nous avons le droit au café, au rhum arrangé et à la promesse de nous emmener à la pêche sur "notre" tapouille.

Au retour sur St Laurent, j'arrive à traîner Dominique à un concert de chants organisé par l'école de musique. Deux très belles voix, une heure et demi de concert ( merci et chapeau, mon chéri ! ) et on rentre à la maison.


Le WE prochain, nous allons profiter des trois jours pour explorer l'Est de la Guyane...


A très bientôt.

Sur le marché de St Laurent.

Quand trouver tel ou tel produit frais sur le marché ?
Consulter l'article "Le marché de St Laurent" dans la colonne de droite.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos "gastronomiques" avec leurs légendes sur:
http://picasaweb.google.com/cdleroux/GastronomieEnGuyane#