Le début de notre séjour en Guyane se trouve à l'adresse:
http://leroux.over-blog.net/

Et ce blog ayant atteint sa capacité maximum de stockage, la suite de notre "aventure" se trouve sur:
http://docler2.blogspot.com/

.............Et en bonus, les pays que nous avons visité
en Amérique du Sud.
2008. Le Chili:
http://lerouxchili.blogspot.com/
2010. Le Pérou:
http://lerouxauperou.blogspot.com/


dimanche 30 décembre 2007

62 - 2007 se termine, 2008 commence...

Un peu d'actualité de fin d'Année avant de passer aux Fêtes.

Souvenez vous du conflit sévissant dans le village amérindien de Balaté dont je vous ai parlé dans ma rubrique " Au jour le jour".Et bien, les partisants de Sylvio... remettent ça en réorganisant des élections que Brigitte... déclare illégales... Sylvio est réélu à l'unanimité des votants... Brigitte conteste la validité de ce vote pour lequel elle avait appelé au boycot...Affaire encore à suivre... et pour un moment, à mon avis...


... accessoirement!... la jeune fille retrouvée morte a été assassinée par son amoureux éconduit ! Ce sont des rapides, ici !!!


... quand je vous disais qu'il fallait exploiter les croyances des bushinengés...








... à chacun ses préférences culinaires. Ces "mules" sont extrêmement nombreuses en Guyane !


Ce pont est le principal pont reliant Cayenne à l'ouest de la Guyane. Cinq "crevettiers", ayant largué leurs amarres, sont venus s'échouer contre lui. Circulation coupée toute la journée. Un détour de plusieurs dizaines de km permettait heureusement de venir vers St Laurent, où d'en repartir...



... le métier de vigile est en pleine expansion en Guyane...

Extraits de ce dessin humoristique: " Comment dit-on en anglais, en Néerlandais et en Portuguais ?: "Lache ton flingue", "Tu m'fait pas peur", "Casse-toi minable!", "Retournes d'où tu viens?", "Je vais le dire à mon père", "Pauvre Mec".


Parlons maintenant de Gastronomie locale.




Chez les créoles, d'après mes patients, le menu type pour les fêtes en Guyane, se compose de:

- Huîtres... puisque on en trouve ici maintenant...
- Foie gras: il existe une petite production locale, malheureusement très difficile à trouver dans l'ouest.
- Boudins créoles, blancs ( poulet, crevettes... ) et noirs, plus ou moins épicés selon les recettes.
- Jambon de Noël: Il s'agit d'un jambonneau fumé cuit très longtemps dans la bière ou dans le jus d'ananas, au choix. On y ajoute du "Bois d'inde, épice locale, des clous de girofle, du piment bien sûr, un bouquet garni.
- Pois d'Angole ou d'Argole: cela ressemble un peu à des flageolets.
- Chapon ou Dinde.
- Colombo de porc ou de poulet.
- Pas de fromage bien evidemment.
- Bûche de Noël
- Coupe de fruits exotiques.

Comme vous le voyez, on n'est pas loin des menus métropolitains.
Nous avons donc testé un peu tout ça:

Nous avons acheté des "huîtres du Golfe du Morbihan".


Elles nous ont paru bien médiocres par rapport à celles que l'on peut déguster sur place. Nous ne les avons pas toutes mangées crues. J'ai cuisiné celles qui restaient au champagne... et là, c'était délicieux.

Pour le boudins, j'ai trouvé qu'elqu'un, le mari d'une patiente, qui en fait de très bons...

Nous avons eu l'occasion de goûter aux "Pois d'Angole", au petit resto de Macouria en revenant de Cayenne l'autre jour... A vrai dire, on ne ferait pas de folie pour ça mais c'est bon quand même !

C'est également, lors de ce repas que nous avons déguster le jambon de Noël à l'ananas.Nous en avons refait à la maison mais cette fois là, à la bière. Nous préférons à l'ananas.


Notre menu du Nouvel An devait être:


- Feuilletés et autres mignardises pour l'apéritif.
- Parépoux verts: C'est le fruit d'un palmier. Il se mange cuit à l'eau, vert ou à maturité ( orange). C'est très bon. Un petit goût d'artichaut, de noisettes...indéfinissable. Il faut venir nous voir pour y goûter.





Punchs: au maracudja, aux caramboles et ananas, à tous les fruits. Je les ai tous agrémenté de Gingembre, présent en grande quantité sur tous les étals du marché. Il est énormément utilisé ici, avec du salé, avec du sucré et dans les boissons.




- Huîtres.
- Foie gras.
- Boudins blancs.
- Trou normand "passion".
- Dinde ( nous n'avons pas trouvé de chapon ) farcie.
- Accompagnement surprise puisque c'est Anne Lise qui s'en charge.
- Briks au chèvre sur salade.
- Bûche glacée.
- Roses des sables.



En fait, impossible de trouver des huîtres, on se rabat sur du saumon fumé.


Impossible également de trouver du chapon, on se rabat sur une dinde. Surprise, surprise...quand on ouvre l'emballage, une odeur nauséabonde s'en dégage... on retourne la dinde au SuperU... et on se retrouve avec un coq de 3kg. Il n'y avait plus que ça. Je ne vous dis pas ( cette figure de réthorique est une "prétérition", c'est bien ça, Fabienne ? ) le boulot qu'on a eu pour découper ce coq, en faire un coq au vin, cuit dans la farce préparée pour l'ex-dinde, tout ça au dernier moment... Il était, ma foi, très bon. Il avait eu le temps de bien cuire puisque nous l'avons mangé à 1h du mat !

Quelques images de notre Réveillon.



Ca y est, tout le monde est arrivé !



Je trouve toujours amusant... et pratique... cette habitude de retirer ces chaussures quand on arrive chez quelqu'un. En plus, ce soir, ce n'est pas du luxe car il pleut presque non stop !

Les traditionnels pétards... mais ils sont beaucoup plus amusants quand on y participent que quand, comme l'année dernière, nous les supportions du fond de notre lit...


A minuit, nous ne nous entendons plus et nous ne voyons plus tellement ça pête de partout et tellement il y a de fumée sur la ville.



Quatre heures du matin: Les enfants resteraient bien encore "faire jouer les adultes" mais ces derniers ont vraiment envie de dormir.... Fin de 2007


BONNE ANNEE 2008


Nous vous souhaitons, à toutes et à tous, une très très Bonne Nouvelle Année, pleine de bonheurs, petits et grands.... pleine, pleine de bonnes choses...

mardi 25 décembre 2007

61 - Camp Cisame (Régina) sous le signe de l'eau.

Vendredi 21 décembre 2007.

Nous allons passé ce WE au camp Cisame, situé prés de REGINA, à 115km à l’est de Cayenne. C’est toute une expédition et c’est pourquoi nous profitons de ce WE de quatre jours. Ce sera notre Noël à nous.
Voyez sur cette carte l’emplacement de ce camp... le petit cercle rouge en bas et au milieu, perdu dans la forêt...




Ce n’est pas sans appréhension que j’envisage la route entre Cayenne et Régina car elle est de temps en temps le siège de braquages à mains armées et il s’en est justement produit un ce lundi. L’automobiliste à qui c’est arrivé a raconté à Dominique qu’il s’était fait dépouillé de toutes ses affaires, y compris de sa voiture et qu’on l’avait laissé sur place à 19h sans aucun moyen d'appeller à l'aide. J’ai essayé, en vain, de joindre les autres personnes qui avaient réservé le même séjour que nous afin de partir en convoi.
En plus, cette période de fêtes, comme tous les ans est toujours marquée par une reprise de l’insécurité. Rien qu’à St Laurent, dans la nuit de mardi à mercredi, il y a eu 5 attaques à mains armées sur des commerçants et des particuliers, sans compté les cambriolages « simples ». Un brésilien est mort en voulant défendre sa femme.
Voilà pour l’ambiance !!!

Bon, mais si on s’arrête à ça, on ne fait plus rien… et puis, on part le matin vers 7h, il y aura certainement d’autres voitures à cette heure là…

Après une matinée de boulot, on embarque pour Cayenne où nous arrivons, "com d'hab" 3 heures après. Nous nous étions arrêtés pour déjeuner à Sinnamary, au restaurant « Le Pakira », près du fleuve. Nous y avons retrouvé, pur hasard, Patrick, la seule personne que nous connaissons la bas !! Nous avions passé la soirée chez lui et sa femme lors de notre essai de balade pour voir des ibis rouges.
Nous profitons d’être de bonne heure dans la "capitale" pour faire quelques magasins en centre ville mais nous nous lassons bien vite. Nous en avons juste profité pour renouveler nos chaussures qui s'usent très vite ici à cause de l'humidité.
Nous allons déposer nos affaires dans la chambre d’hôte que nous avions réservé. L’ « Oyasamaïd » est une grande maison très agréable dont la cour est ornée de fresques « trompe l’œil » superbes. Je m’y suis laissée prendre en arrivant.







Le grand carbet « petit dèj » est également bien arrangé.
Par contre, il règne dans la chambre une odeur indéfinissable, un peu celle d’un vieux fromage qui me fait téléphoner à l’hôtesse en lui demandant une autre chambre. je ne me vois vraiment pas dormir dans cette « boîte à camembert ».
Elle arrive et nous explique que c’est l’odeur du bois de Guyane dont est fait le plancher et que une fois la chambre aérée et climatisée, nous ne sentirons plus. C'est bien la première fois que nous rencontrons ce problème.
Il y a bien une autre chambre libre, carrelée mais elle n’est pas prête.

Bon, OK, on essaye…

Nous retournons en centre ville pour dîner à « L’entracte », une pizzeria très sympa.
Effectivement, en rentrant, l’odeur est moins forte… mais seulement moins forte…

Nous avons survécu. Et nous prenons la route, comme prévu, à 7H.

Jusqu'à Cacao, ça va à peu près mais après, elle est pire que celle reliant Albina à Paramaribo au Surinam ! Des trous, des trous, encore des trous... des bas cotés effondrés... terrible ! Une fois passé le barrage militaire de Bélizon, elle a été réparée et est moins dangereuse.

Nous arrivons sans dommage: pas de braquage, pas de pneus éclatés, tout va bien, OUF !

Marie, la responsable du camp, et Enor, le guide et piroguier amérindien nous reçoivent près de l'embarcadère et nous attendons ensemble l'arrivée de sept autres personnes.

Le trajet d'une heure et demi en pirogue sur l'Approuague est à la fois très agréable et très impressionnant car il nous faut passer trois "sauts" avant d'arriver à Cisame. Enor se faufile à toute vitesse entre les nombreuses roches... remonte des rapides... rase la mangrove par endroits et revient très vite au milieu du fleuve... Il faut avoir confiance !!!

Voilà une photo prise sur un autre fleuve pour vous donner une idée.


Pour lui, à cette époque de saison des pluies, c'est du gâteau, nous dit-il, car il y a beaucoup d'eau et on n'est pas obligés de descendre tous de la pirogue pour la faire passer à certains endroits comme c'est le cas en saison sèche. Nous avons tous aimé les petits frissons dus à ce trajet...

La nature s'est parée de guirlandes de graines de wapa de toutes les couleurs, blanches, vertes, rouges, brunes et de nids de caciques pour fêter Noël... Un régal des yeux !





La première impression du camp Cisame est super...

Espace, propreté, authenticité, tranquillité...



Les carbets sont superbes, tous recouverts de bardeaux de wapa.





Celui ci est notre carbet couchage. Il est spacieux et comme nous ne sommes pas nombreux, nous nous étalons un max. Il est prévu pour 15 et nous sommes quatre seulement. Un jeune couple: (Frank et Laurence) vient s'installer avec nous. Les autres pensionnaires sont installés à quelques pas de là.





En plus des carbets "restaurant", "toilettes", "techniques", des carbets logements pour les responsables du camp et des amérindiens qui aident à l'organisation", il y a aussi un carbet "palabre" qui est magnifique. Un artisant de Régina y a fabriqué tout le mobilier. Marie en a peint le sol.



Le camp vit en parfaite autonomie avec l'eau de la rivière et l'énergie solaire. Il est vraiment très beau et très agréable.

Une fois les hamacs installés, nous allons nous rafraîchir dans une crique aménagée, en contre bas des carbets. L'eau y est très claire et très fraîche: un vrai régal ! Il n'est pas conseillé de se baigner seul dans l'Approuague où le courant est trop fort.


Après le déjeuner, nous prenons, pieds nus, un layon d'un kilomètre pour suivre le fleuve vers l'amont. C'est Marie qui nous conseille de faire ce trajet pieds nus pour "goûter" à la terre. Le layon a été nettoyé en conséquence et nous ne risquons rien. C'est ma foi très agréable. Ce trajet se fait sous une pluie battante et nous sommes trempés jusqu'aux os en arrivant...

Ce n'est pas grave puisque nous devons revenir au camp à la nage, en se laissant porter par le courant. Quel Bonheur de se laisser dériver sur ce fleuve, en pleine forêt, avec pour seul bruit, celui des animaux: oiseaux, insectes, et SINGES HURLEURS.





A peine de retour, nous récupérons des "battées" pour nous initier à l'orpaillage traditionnel.



La battée, c'est le "chapeau chinois" que Dominique porte sur sa tête pour rejoindre la crique. Remplir la battée avec du sable du fond de la crique, trier les cailloux, tourner, tourner jusqu'à ce que le sable blanc soit évacué car il est plus léger que le sédiment noir où se trouvent les pépites et les paillettes d'or. Elles brillent alors au soleil et on peut les prendre...





Malheureusement, la pluie ne nous laisse pas assez de répit. Nous aurons juste le grand plaisir d'en apercevoir une ou deux, des paillettes, pas des pépites bien sûr, avant que les gouttes impressionnantes de la pluie ne viennent tout "chambouler"... ce n'est pas grave. On ne comptait pas la dessus pour nous enrichir...

On se change, on se met au sec et on farniente un peu avant l'heure de l'apéro. Dominique se régale du spectacle des caciques qui font leurs nids en allant décrocher des fils de graines de wapa ou en les volant à d'autres caciques. Quelle activité débordante... et quels cris aussi !



Nous nous retrouvons donc dans le carbet "palabre" pour le punch.

Il est temps de vous faire les présentations:

Un couple autour de la quarantaine. Lui est écrivain. Elle, est la seule créole du groupe.

Un jeune couple et sa mère à elle, Jeannette, enseignante, très... comment dire... "rigolote ?" Le garçon, lui, est Calédonien, étudiant en France. La jeune fille, Loïs, a toujours vécu en Dom Tom, et est actuellement en 5° année de dentiste également en France.

Le jeune couple qui se trouve dans le même carbet que nous: Franck est enseignant universitaire, passionné de biologie animale et de... photos. Laurence travaille dans la même faculté, et fait de la recherche en anapath.

Petit groupe très hétéroclite mais bien sympathique.


Loiz, son copain, Dominique et Enor.


Je profite de ce moment pour m'initier par Enor et Yolande, sa femme, au billard hollandais.

Diner, Dodo dans le hamac, bercée par.............. les ronflements de Dominique qui a abusé du Ti Punch... Il va se réveiller demain avec des bleus partout tellement je le pince, je le tape pour qu'il arrête et ne réveille pas nos voisins ! Ah, l'animal... !
Je voudrais tellement profiter de cette ambiance merveilleuse de nuit en forêt...
Il finit par se calmer et je peux enfin m'endormir agréablement, bercée cette fois ci, par les cris des singes hurleurs. Ça, j'aime beaucoup !

Comme à chaque fois que je dors en hamac, je me réveille sans raideurs du dos, ce qui est "vachement" agréable.

Ah, tiens, nous n'étions pas les seuls dans ce carbet !


C'est la première fois que je vois un insecte de cette forme et aussi grand, plus long que mon pouce. Je vais cherché Franck pour qu'il me dise ce que c'est: une simple blatte. Bon, ce n'était pas vraiment un scoop, tant pis !



A peine le petit dèjeuner pris, nous partons pour une balade en forêt de trois heures.

-" Cette fois-ci, mettez des vieilles tennis et attachez les bien car la "pinotière" est très marécageuse en ce moment. Vous risquez de les perdre dans la vase si vous ne les serrez pas bien."

Ça promet !!!

Effectivement, au début, le terrain est très "cool":

Enor nous montre un roucouyer: les graines servent de colorant pour la cuisine mais aussi pour certaines occasions traditionnelles chez les amérindiens. ( "les peaux rouges" ). Le roucou protège aussi des moustiques et est cicatrisant.

Arbre encens = Moni. Sert à faire du feu, à désinsectiser. Je fais d'ailleurs souvent des "boucanes" avec ce bois d'encens, à la maison, pour éloigner les moustiques et assainir le toit en palme de la terrasse. Les pêcheurs s'en servent aussi pour colmater leurs bateaux, un peu comme on le faisait nous, en Bretagne, avec le goudron.

Bambou "barbelé": Il a été importé en forêt pour protéger les habitations des animaux et il permet aussi d'assouvir sa soif en cas de sécheresse. Il est gorgé d'eau très pure.



Enor nous fait une démonstration d'escalade de palmier patawa ( ses fruits sont recherchés ), malgré l'humidité qui rend le tronc très glissant. Aucun d'entre nous ne réussit, ne serait ce que de décoller du sol !!!

Et après, ça se complique... Nous arrivons à la "pinotière". Cette zone très marécageuse est peuplée de palmier wassaï également appelé "pinot".

Et, les filles, vous nous souvenez de ce nectar violet de jus de wassaï que j'ai essayé de vous faire boire sur le marché ? Pas terrible, hein ?


C'est aussi de ce palmier que l'on extrait le coeur de palmier, si délicieux. Malheureusement, il faut sacrifier un arbre entier pour récupérer quelques centimètres de ce délice. J'ai pourtant eu le bonheur d'y goûter pour la première fois avant hier au restaurant Le Pakira à Sinnamary.


Alors là, Julie, même avec des bottes, tu n'y coupais pas, à la boue... Je pense même que tu aurais été obligée de les enlever...





Par endroits, nous nous enfonçons jusqu'aux cuisses et avons beaucoup de mal à nous extraire de cette gangue boueuse.

Il faut voir d'ailleurs le cimetière de chaussures orphelines qui se trouve à la sortie de ce passage. Je soupconne Enor de faire exprès de les laisser là pour le "fun" !

Heureusement, nous rentrons ensuite par le lit de la crique qui nous débarrasse de toute cette boue. Et c'est très agréable. A vrai dire, même cet épisode boueux n'a déplut à personne. C'est une expérience comme une autre. Elle nous permet de réaliser la difficulté qu'il y a à progresser en forêt profonde...



Nous retournons nous laver dans la crique près du camp avant de nous retrouver pour l'apéro et le déjeuner. Nous restons discuter jusqu'à l'heure de notre départ, prévu à 15h.

Et là, le DELUGE, mais alors vraiment, quand je dis le déluge, c'est vraiment le déluge...

Nous faisons le trajet de retour sous des trombes d'eau. Les gouttes de pluie sont énormes. Elles nous fouettent, nous piquent et nous obligent à nous enfouir sous nos capes qui n'arrivent pas vraiment à nous protéger. Comment fait Enor pour nous piloter dans ces conditions ? C'est fantasmagorique ! Quelle expérience !

Le soleil réapparait juste à notre arrivée à Régina, une heure et demi plus tard.

Le retour sur Cayenne se passe bien et comme si nous n'étions pas encore saturés d'eau, nous nous prélassons un bon moment dans le jacuzzi de notre chambre d'hôte ! Nous retrouvons notre odeur de camembert mais plus atténuée car notre hôtesse a, très gentiment, pris le soin d'aérer la chambre pendant notre absence.

Un bon repas au "Milles Pâtes" de Remire-Montjoly et Dodo.

Triste retour à la civilisation le lendemain. Nous voulons profiter de notre présence à Cayenne pour faire quelques courses. Nous mettons une heure à sortir du super-marché tellement il y a du monde... horrible...

Nous sommes contents de retourner à St Laurent où les embouteillages n'existent pas encore.

A bientôt... il nous tarde déjà de repartir dormir en forêt...

samedi 1 décembre 2007

60 - Pêle-mèle...

WE du 08-09 décembre 2007.


Nous recevions des amis samedi soir et nous avons donc passé l'après midi à faire de la cuisine. Cela tombait très bien car il n'a pas cessé de pleuvoir à torrent. L'avantage est qu'il fait frais. 26, 27°. Nous n'avons même pas besoin de ventilateurs.

Dimanche matin, nous avons eu la flemme de partir en forêt avec l'ONF comme nous l'avions envisagé.

La matinée a donc été consacrée au jardinage et à la cuisine car Dominique a acheté hier un cuisseau de cochon bois et un collègue de travail lui avait aussi offert en cadeau un cuisseau de biche qu'il venait de chasser ! Après le déjeuner et une sieste hamac, nous partons vers les cascades du plateau des mines.

Un très long serpent liane traverse tranquillement la piste en dehors des passages cloutés . Nous nous arrêtons pour le laisser passer et admirons ses gracieuses ondulations.



Nous n'avons jamais retrouvé le layon menant aux cascades. La végétation se renouvelle trop vite. De plus, cette nouvelle route d'Apatou est de plus en plus squattée, défrichée, brulée en toute illégalité. Il faudra que je redemande à Benoit, mon collègue, de nous y conduire une nouvelle fois.

Nous passons par St Jean et rencontrons là un couple que Dominique connait. C. a travaillé à l'hopital de Vannes et maintenant, ils partagent leur temps entre la Guyane et Singapour où ils ont un bateau qui leur sert de base pour voyager alentour.

Retour à la maison.

Piscine pour moi... à défaut de cascades...


Nous ne coucherons pas tard ce soir car Dominique part demain à Cayenne pour le boulot. 6h aller/retour....


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Qu'est ce qu'est ce "schmilblik" ?
...
C'est une éponge végétale faite à partir du "concombre torchon".


Nous avions déjà acheté de cette espèce de concombre sur le marché pour le goûter mais nous n'avions pas vraiment aimé. J'avais alors essayé d'en faire sécher car j'avais appris que les amérindiens s'en servait aussi comme "gant de toilette" et je trouvais ça superbe. Mais je n'avais jamais réussi. Victoire: J'ai enfin trouvé une dame qui m'en a amené des "toutes faites" ce samedi sur le marché.

Il fallait que le concombre soit très très mûr et très gros.

Vous constatez qu'il ne me faut pas grand chose pour me faire plaisir...

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Le ballet des "chinois verts".







Les voilà revenus... Chaque année, au moment de la petite saison des pluies, ces merveilleux papillons ( "Urania leilus" ) s'amassent sur le bord des routes et les traversent toujours à la même hauteur et au même endroit. Ceci permet d'en observer un maximum. C'est très beau.

Ils choisissent cette période, plus fraîche , pour pondre sur une seule plante qui reste encore méconnue.
Le premier est venu s'abîmer les ailes sur la calandre de la voiture. Le deuxième était venu se perdre sur notre grille d'entrée...
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Quoi de plus simple que de changer les piquets d'une clôture quand ils donnent des signes de faiblesse ? En métropole, oui, mais ici, non !
Nous avons le choix entre des piquets galva à cause de la rouille ou en bois. A 20€ le piquet en galva, on se rabat sur le bois. De conseil en conseil, on nous recommande un petit carbet sur la route de Cayenne. "Il vous fera le piquet de "wapa" à 2.5€". Qu'à cela ne tienne ! Dominique fait les 23km pour rejoindre ce carbet. Nous nous étions d'ailleurs déjà arrêtés acheter de l'artisanat.

Arrivé sur place, le vendeur, Saramaca, lui dit qu'il faut aller les chercher un peu plus loin, et qu'il les vend à 2 euros la pièce... La Kangoo a parfois un peu de mal à progresser dans cette piste de la crique Naï que nous avions déjà fait un jour en 4X4. Six kilomètres plus loin, il lui fait signe de s'arrêter. Ils pénètrent dans la forêt ( Cette petite balade en forêt n'étant pas du tout prévue, la tenue vestimentaire et les chaussures non plus ! ). Effectivement il y a du wapa.... mais brut de brut !!!
En fait l'arbre a été juste fendu en 4 ou 6. Pas une des extrémités n'est taillée en pointe. Mais Dominique n'ose pas refusé et je le comprends... après toute cette excursion... En plus, le gars est très sympa, lui propose pleins de trucs.... de quoi faire une belle table en "moutouchi" ( j'aime beaucoup ce bois, il est très beau. ) pour notre coin barbecue... des pieds en "bois cathédrale", du gibier à la demande... pas seulement du gibier autorisé à la chasse bien sûr mais ça: non merci ... Il lui propose même ses services.
Ils chargent le tout sur la galerie, échangent leurs numéros de téléphone et Dominique revient deux heures et demi plus tard à la maison. Je commençais à me demander où il était passé.... Lui, est ravi de son après midi... Mais il va peut-être moins rigolé quand il va falloir les mettre en place !!!
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Ah, j'ai oublié de vous parler de notre malédiction avec les fuites d'eau. Vous vous souvenez de nos deux chauffe-eaux qui ont explosé, un à Trévenaste juste avant de partir et celui d'ici il y a quelques mois ?
Et bien, pendant notre séjour en métropole, le réservoir en faïence de notre chasse d'eau s'est fendue sur toute la hauteur. Pourquoi ?????? Nous ne le saurons jamais...
E. et J. ont donc eu la grande surprise de retrouver une nouvelle fois la salle d'eau complètement inondée... Ne dit-on pas de la Guyane qu'elle est une région très humide ??
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Sur le marché de St Laurent.

Quand trouver tel ou tel produit frais sur le marché ?
Consulter l'article "Le marché de St Laurent" dans la colonne de droite.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos "gastronomiques" avec leurs légendes sur:
http://picasaweb.google.com/cdleroux/GastronomieEnGuyane#