Qu'est ce que j'ai été faire là ? Réserver une chambre d'hôte à ROURA, au sud-ouest de Cayenne. Réserver une ballade en pirogue sur la Crique Gabriel pour le samedi après midi, sur la Comté jusqu'à Cacao toute la journée de dimanche: je suis complètement folle !!!
Cette carte vous permettra de situer notre parcours fluvial. Je l'ai dessiné en orange.


Et bien, non ! Je ne suis pas folle !!! J'ai eu bien raison !!!
Nous sommes partis de St Laurent sous un grand soleil et il ne nous a pas quitté jusqu'à notre retour, lundi. Des nuages sont venus à bon escient nous apporter un peu de fraîcheur mais pas une goutte de pluie !!! Quels veinards nous sommes !
Sur notre parcours, deux petits singes traversent la route devant nous. Un petit arrêt à Cora pour le plaisir des yeux car nous ne pouvons rien acheter de frais aujourd'hui. Nous déjeunons là avant d'arriver à Roura.
Donc, nous débarquons chez "Karin" vers 13h. Sa maison surplombe le fleuve Oyack, la vue est magnifique.
Voici l'adresse de Karine: Les terrasses de l'Oyack à Roura 0594 27 04 03 ou 0694 90 37 94.
Voici donc quelques photos de la crique "Gabriel", du nom de l'esclave qui , en 1712, a organisé une révolte et qui est mort, noyé, dans les "savanes tremblantes" environnantes en fuyant la milice qui le pourchassait. La crique permet d'accéder à la montagne voisine, qui a pris le même nom. Cette montagne a été, fut un temps, une grande plantation de muscade, de poivre et de girofle. L'accès en était difficile et ces épices étaient donc à l'abri des voleurs.
Nous embarquons au village Dacca de Roura.
Nous découvrons un autre aspect de la Guyane. La "Gabriel" traverse effectivement de la forêt, mais aussi de la savane et des marais survolés par de nombreux oiseaux.
http://www.guyane-guide.com/dossiers/crique-gabriel.html
Nous rentrons vers 18h. Pour le dîner, Karin nous régale de crevettes au lait de coco, de porc à la mangue et de filet de croupia ( poisson) à la crème de piment. Nous terminerons par une tarte aux pommes ( pour Dominique ) ou du blanc manger coco ( pour moi ).
Nous restons bavarder avec elle jusqu'à ce que nos yeux piquent...
La nuit a été bonne, calme et fraîche ( sans doute 25 à 27° quand même ) malgré l'absence de clim. Le lit était correct. Je me suis levée sans trop de mal !
Nous assistons le matin à la levée de la brume sur le fleuve. Le spectacle est très beau.
Vers 7h30, une pirogue arrive pour débarquer des amérindiens du village d'à coté: Favar et viens chercher l'infirmier pour sa tournée matinale.
Ce matin, Julien, nous prend au "dégrad", juste au pied de la maison. Il arrive vers 9h30 avec trois autres personnes, un jeune homme noir et deux jeunes filles blanches.
http://www.guyane-guide.com/dossiers/cacao.htm?PHPSESSID=5eea9c4f8d60f8ec99b59bb1eb38ff7e
Nous remontons la Comté jusqu'à Cacao. Cela prend environ deux heures et nous filons à bonne allure. Le seul intérêt de cette remontée est la découverte, le long des berges, de très nombreux "carbets" de week-end. Des habitants de Cayenne et des environs viennent ici en bateau ( très peu de carbets sont accessibles par une piste ) se baigner, pêcher, faire du ski nautique, du jet-ski...
Nous sommes loin de l'authenticité de notre "Ouest-Guyanais"...
Le programme de la journée prévoit de nous laisser 3 heures à Cacao, village Hmong semblable à Javouhey, mais plus grand. Nous déjeunons, comme à Javouhey, sur le marché, de nems et samoussas. Est-ce parce que c'est la saison des pluies, en tout cas, le village est un peu désert, beaucoup moins sympathique que Javouhey.
Au bout de deux heures, après une petite visite à la belle église de Cacao où nous nous reposons un moment, nous regagnons le débarcadère, un peu déçus et en se demandant ce qu'on va bien pouvoir faire en attendant 3 heures.
Quand Julien, nous voit, il nous propose d'aller se baigner avec lui un peu plus haut sur le fleuve, à un "saut" ( dénivellé rocheux du fleuve ). Aujourd'hui, il est accompagné de Priscilia, sa petite fille. J'ai beaucoup sympathisé avec elle à l'aller et c'est avec grand plaisir que nous acceptons son invitation.
L'heure passe à grande vitesse et il faut repartir. Les autres touristes doivent nous attendre.
" Merci Julien pour ce petit moment de plaisir et d'amitié partagée, je vous enverrai les photos au plus vite. "
Le retour n'offre pas beaucoup d'intérêt...sauf...au village Favar.
Julien nous propose de contourner le village par une minuscule crique dans la forêt et de nous laisser avec Priscilia regagner le village par la forêt, puis par une piste très facile à suivre.
Qu'à cela ne tienne ! A tout à l'heure, Julien. Il fait demi tour et regagne le fleuve, puis Favar.
Il n'avait sans doute pas pensé à l'état du layon et de la piste. Les pluies diluviennes des derniers jours on transformé le parcours en vaste terrain boueux.
Quelle rigolade ! Je commence par perdre une tong ( et oui, les chaussures de marche n'étaient pas prévues au programme !! ). Priscilia s'amuse beaucoup et se moque de moi quand je dois plonger la main jusqu'au poignet dans la boue argileuse pour la récupérer. Le Bon Dieu la punit et à son tour, elle perd sa tong et la casse en voulant la retirer de la boue qui l'aspire avec force.
Elle termine avec un pied nu et elle garde l'autre tong car elle a un "bobo" à l'autre.En arrivant au village, on va droit au fleuve pour un grand nettoyage.
Elle me présente ensuite sa maman qui confectionne des colliers avec les magnifiques graines de la forêt.

Allez voir leur diversité sur http://picasaweb.google.com/cdleroux
J'en achète trois et lui en offre un.
Nous repartons à grande vitesse vers Roura. Priscilia a froid. Nous, ça va, nous trouvons la température formidable ! Je lui donne mon drap de bain qui semblait bien lui plaire. Elle le gardera en souvenir de notre rencontre.
http://www.tourist-office.org/tourisme/france/outre-mer/Guyane/roura.htm
Au dîner ce soir:
Salade de chèvre chaud ou Carpaccio d'acoupa ( un poisson ).
Entrecôte maître d'hôtel, pommes de terres sautées, gratin de papaye.
Blanc manger coco pour Dominique, sorbets pour moi.
Comme hier soir, Karin nous offre les apéritifs. Et comme hier soir, nous restons bavarder avec elle jusqu'à 22h.
Elle nous présente " Johnny", son macaque. Johnny aime beaucoup que Dominique lui donne à manger mais quel joueur! Il veut absolument attraper les poils d'un des chiens de la maison.
Nouvelle nuit très agréable. Nous prenons notre petit déjeuner avec un autre pensionnaire. Il est venu travailler en Guyane, habite ici depuis un mois ( Karin lui a fait un bon prix ) et est conducteur de camions.
Nous repartons vers 8 heures. Nous passons par Cayenne. Dominique doit y rencontrer le responsable d'un bureau d'études pour une signature. Nous en profitons aussi pour faire quelques courses mais pour la viande, le fromage et le vin, c'est raté: "Cora", LA grande surface de Guyane, est fermée pour la Pentecôte.
Nous nous arrêtons à Kourou vers midi pour déjeuner. Mauvais choix: deux heures pour une assiette de crudités, des acras, une salade de crevettes.
La pluie reprend...
Nouvel arrêt pour acheter des ananas au bord de la route. C'est la pleine saison. Ils sont délicieux.
Arrivée à 16H à la maison. Merci Leroy de nous l'avoir gardée les deux nuits passées.
Je téléphone à Nelly pour qu'elle vienne profiter de notre connexion Internet car elle en est privée depuis deux mois, la pauvre.
A la semaine prochaine.
1 commentaire:
Ah le bonheur des vacances en guyane !!!!
Oh pardon, j'avais oublié, vous travaillez aussi en semaine...
En tous les cas la "balade" a vraiment l'air sympathique.
Bises à vos deux, et j'attends avec impatience votre prochaine sortie.
Enregistrer un commentaire