Excuse moi, mon chéri...allez, le rire aide à guérir, c'est bien connu !
Il y a une épidémie sévère de dengue en Guyane en ce moment. Le paludisme est également à l'honneur .
L'explication en est le début de la saison des pluies. Autour de nous, tout le monde s'inquiète. Il n'y en a jamais eu autant.
Il faut dire que la démographie galopante et l'augmentation des déchets qui vont avec, surtout ici, vu le manque de civisme et d'éducation, ça n'arrange pas les choses d'année en année!
Heureusement, ce phénomène devrait se calmer dans les semaines à venir.
J'espère qu'un petit moustique ne viendra pas me piquer après avoir pomper le sang de mon chéri car ce serait à mon tour d'y passer... et je plaisanterais surement moins !!!
Nous nous protégeons au maximum mais il y a toujours des petits malins !!!
Mais qu'est ce qu'est la Dengue exactement ?
La dengue, est une sorte de « grippe tropicale », décrite dès 1779. Les virus responsables de cette maladie sont transmis à l'homme par le moustique Aedes.
Soixante à 100 millions de personnes sont infectées chaque année dans le monde, et les formes graves de la maladie, la dengue hémorragique et la dengue avec syndrome de choc, en recrudescence dans plusieurs régions intertropicales, sont responsables de plus de 20 000 morts annuelles, particulièrement chez les enfants de moins de 15 ans.
Epidémiologie
La dengue peut être provoquée par quatre types de virus … Elle sévit aujourd’hui dans l’ensemble de la zone intertropicale, plus particulièrement en Asie et en Amérique du Sud. Autrefois limitée à l’Asie du Sud-est (440 000 cas en Chine en 1980, 200 000 cas en Thaïlande en 1987), la dengue ne cesse de s’étendre, à l’Océan Indien, au Pacifique Sud (32 800 cas à Tahiti et Moorea, Polynésie Française, en 2001), aux Antilles françaises (2003 et 2006-2008), et surtout à l’Amérique Latine où les cas annuels rapportés ont été multipliés par 60 entre 1989 et 1993 . Une inquiétante résurgence de la dengue en Amérique Latine et dans les Caraïbes semble largement due à l’érosion des programmes d’éradication du moustique vecteur dans cette région du globe. La croissance démographique, l’urbanisation non contrôlée, l'accumulation des déchets, les catastrophes naturelles et la paupérisation sont en cause, et cette maladie a un impact économique important pour certains pays.
Symptômes
La dengue "classique" se manifeste brutalement après 2 à 7 jours d’incubation par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d’une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole. Au bout de 3 à 4 jours, une brève rémission est observée, puis les symptômes s’intensifient - des hémorragies conjonctivales, des saignements de nez ou des ecchymoses pouvant survenir - avant de régresser rapidement au bout d’une semaine. La guérison s’accompagne d’une convalescence d’une quinzaine de jours. Sous cette forme, la dengue, bien que fort invalidante, n’est pas dangereuse. Sa forme hémorragique, qui représente environ 1% des cas de dengue dans le monde, est par contre extrêmement sévère : la fièvre persiste et des hémorragies multiples, notamment gastro-intestinales, cutanées et cérébrales, surviennent souvent. La guérison peut être rapide, totale et sans séquelles.
Moyens de lutte
Il n’existe aujourd’hui ni traitement spécifique ni vaccin pour combattre cette maladie, mais de nombreuses études multi-disciplinaires sont en cours. Les seuls moyens de lutte existants sont le contrôle des moustiques vecteurs dans les zones concernées et la protection individuelle contre les piqûres de moustiques.
A l'Institut Pasteur
La dengue est une maladie très étudiée à l'Institut Pasteur, plusieurs équipes y développent des thématiques complémentaires et pluridisciplinaires dans les domaines de la recherche fondamentale comme appliquée (diagnostic, thérapies, vaccinologie,...). Les objectifs de ce programme sont de proposer de nouveaux outils de diagnostic précoce de la dengue, une meilleure compréhension des mécanismes de défense de l'hôte contre le virus et la recherche de molécules anti-virales en partenariat avec treize institutions, centres de recherche et universités en Asie du Sud Est, en Europe et en Amérique Latine.
Institut Pasteur - Novembre 2008
Ah, la Guyane et ses petites bébètes..........................................
Que cela ne vous décourage pas de venir découvrir cette belle et si particulière région. Vous avez bien la grippe chez vous... et bien, c'est notre grippe à nous !
Puisque nous parlons de la santé en Guyane, voici un petit aperçu des dernières statistiques de l'INSEE sur le sujet:
Globalement, le cancer tue moins qu'en métropole. L’abondance de la consommation
de fruits et d’aliments à fibres semble protéger les Antillais. Le cancer de l’estomac est plus développé aux Antilles-Guyane. Il pourrait s’expliquer par la forte consommation d’aliments fumés ou mal conservés.
Chez les hommes, le tabagisme modéré rend le cancer des poumons bien moins meurtrier que dans l'Hexagone ; il est supplanté par le cancer de la prostate.
Chez les femmes, les premières causes cancéreuses sont inversées : cancer du sein dominant en métropole, de l’utérus aux Antilles-Guyane. Cette opposition est un classique de l’épidémiologie dont les causes n’ont pourtant pas été tout-à-fait élucidées.
L’importante surmortalité par diabète sucré, avec une prédominance féminine, peut être mise sur le compte , avec sans doute des facteurs adjacents, des facteurs génétiques et d'une modification rapide des habitudes alimentaires (consommation élevée de sucres rapides).
Le diabète est toutefois moins présent en Guyane qu’aux Antilles.
Les effets directs de l’alcoolisme sont plus marqués qu’en métropole, surtout pour les hommes, à travers les psychoses alcooliques induites par le rhum.
Les maladies circulatoires sont, plus encore qu'en métropole, la première cause de décès. Pourtant, les affections liées notamment au tabagisme, comme les cardiopathies ischémiques sont moins fréquentes qu'en métropole.
Le diabète est toutefois moins présent en Guyane qu’aux Antilles.
Les effets directs de l’alcoolisme sont plus marqués qu’en métropole, surtout pour les hommes, à travers les psychoses alcooliques induites par le rhum.
Les maladies circulatoires sont, plus encore qu'en métropole, la première cause de décès. Pourtant, les affections liées notamment au tabagisme, comme les cardiopathies ischémiques sont moins fréquentes qu'en métropole.Par contre, toutes les maladies liées à l'hypertention artérielle sont dévastatrices. Cette affection a une prévalence élevée dans toutes les population noires du continent américain. Ce phénomène n'a pas encore reçu d'explication unanimement
admise.
Le SIDA est la première cause de cette surmortalité, surtout en Guyane. La Guyane reste de
loin le département le plus touché par le virus VIH. Depuis le début de l’épidémie, 1 074 cas de SIDA et 514 décès ont été déclarés en Guyane. Ces chiffres considérables sont pourtant probablement en deçà de la réalité car les déclarations obligatoires ne sont pas exhaustives. En 2004, le nombre annuel de nouveaux cas de SIDA déclarés était de 39 cas pour 100 000 habitants. À titre de comparaison, les régions les plus touchées de France, Ile-de-France et Provence- Alpes-Côte-d’Azur avaient des taux de 2 à 8 pour 100 000 habitants, la Guadeloupe et la Martinique avaient des taux respectifs 8 et 7 pour 100 000 habitants.
La Drépanocytose est la maladie génétique la plus fréquente dans les Caraïbes. Elle affecte, en moyenne un nouveau-né sur 260.
Les décès autour de la naissance sont encore relativement fréquents en Guyane, qu'ils s'agissent de morts nés ou qu'ils soient intervenus au cours de la première semaine de vie. Cette mortalité périnatale provient en partie d'un mauvais suivi de nombreuses grossesses et de conditions socio-économiques défavorables.
loin le département le plus touché par le virus VIH. Depuis le début de l’épidémie, 1 074 cas de SIDA et 514 décès ont été déclarés en Guyane. Ces chiffres considérables sont pourtant probablement en deçà de la réalité car les déclarations obligatoires ne sont pas exhaustives. En 2004, le nombre annuel de nouveaux cas de SIDA déclarés était de 39 cas pour 100 000 habitants. À titre de comparaison, les régions les plus touchées de France, Ile-de-France et Provence- Alpes-Côte-d’Azur avaient des taux de 2 à 8 pour 100 000 habitants, la Guadeloupe et la Martinique avaient des taux respectifs 8 et 7 pour 100 000 habitants.
La Drépanocytose est la maladie génétique la plus fréquente dans les Caraïbes. Elle affecte, en moyenne un nouveau-né sur 260.
Les décès autour de la naissance sont encore relativement fréquents en Guyane, qu'ils s'agissent de morts nés ou qu'ils soient intervenus au cours de la première semaine de vie. Cette mortalité périnatale provient en partie d'un mauvais suivi de nombreuses grossesses et de conditions socio-économiques défavorables.
Parmi les populations immigrantes en situations précaires, les femmes accouchent souvent sans avoir bénéficié d'une seule visite médicale prénatale. Certaines populations des régions fluviales
souffrent toujours d'isolement. Trop de femmes arrivent encore dans une structure sanitaire seulement au moment de l'accouchement.Une surmortalité prématurée due aux accidents
En 15 ans, aux Antilles-Guyane, l’espérance de vie a progressé de 3,7 ans passant de 73,4 ans en 1990 à 77,1 ans en 2005. Cependant, en Guyane, l’amélioration des conditions sanitaires et des conditions d’accès aux soins peinent à rattraper celles des Antilles. La mortalité précoce due aux accidents touche particulièrement la Guyane. C’est à la Martinique que les indicateurs de santé sont les plus proches des taux métropolitains.
En 15 ans, aux Antilles-Guyane, l’espérance de vie a progressé de 3,7 ans passant de 73,4 ans en 1990 à 77,1 ans en 2005. Cependant, en Guyane, l’amélioration des conditions sanitaires et des conditions d’accès aux soins peinent à rattraper celles des Antilles. La mortalité précoce due aux accidents touche particulièrement la Guyane. C’est à la Martinique que les indicateurs de santé sont les plus proches des taux métropolitains.
Pour 12 000 Guyanais, soit environ 10 % de la population, les centres de santé sont le seul accès aux soins primaires. La situation a beaucoup évolué au cours des 20 dernières années, puisqu’en 1972 les centres concernaient encore 40 % des Guyanais.
Et puisque nous sommes dans les statistiques, voyons les résultats du dernier recensement.
Le paysage démographique guyanais est inchangé : le taux de croissance de la population reste élevé. Le nombre d’habitants est estimé à 216 000 en 2008.
Augmentation d'un tiers de son nombre d'habitants par rapport à 1999. (157 213 habitants en 1999, 20 5954 en 2006).C'est la plus élevée de France.
Record absolu pour St Laurent: 19 085 habitants en 1999, 33 707 en 2006. +77%... et encore, on ne parle pas des personnes en situation irrégulière...
Les naissances sont toujours aussi nombreuses, et le nombre de décès augmente doucement. Au premier janvier 2008, la population guyanaise est estimée à 216 000 habitants. Le taux de croissance reste le plus élevé des régions françaises. La majeure partie de cette croissance est assurée par le solde naturel (naissances – décès), et dans une proportion plus faible par le solde migratoire (entrées – sorties).
En 2007, le nombre de naissances n’augmente guère : 6 386 naissances domiciliées. Par rapport à l’an passé, c’est seulement 110 naissances supplémentaires. Le taux de natalité, estimé à 30 pour mille, reste très élevé. Sa tendance est à la stabilité (cf. graphique).
Le taux de mortalité est identique à celui de l’année précédente (3,5 pour mille). Il reste le plus faible des régions françaises. Cependant, il est principalement dû à la jeunesse de la population. En effet, le taux de mortalité standardisé montre bien qu’en Guyane la mortalité est en fait plus élevé que ne le montre le taux brut de mortalité. Le taux de mortalité est identique à celui de l’année précédente (3,5 pour mille). Il reste le plus faible des régions françaises. Cependant, il est principalement dû à la jeunesse de la population. En effet, le taux de mortalité standardisé montre bien qu’en Guyane la mortalité est en fait plus élevé que ne le montre le taux brut de mortalité.
Et sur le plan économique ?
Plus de deux salariés sur cinq sont dans la sphère publique, alors qu’en France métropolitaine, elle n’en occupe qu’un sur cinq. En termes de rémunération, c’est la sphère publique qui contribue le plus à l’activité économique puisqu’elle verse la moitié de la masse salariale : deux fois et demi celle observée au niveau de l’ensemble de la France (49% contre 21%).
La moindre importance de la sphère productive est une spécificité domienne à laquelle n’échappe pas la Guyane. Avec 8 100 emplois, la sphère productive reste loin derrière la sphère résidentielle. La sphère productive emploie un salarié sur cinq, soit deux fois moins que la moyenne nationale. Cependant, ce taux cache de fortes disparités. Un tiers de la sphère productive guyanaise à Kourou.
Si la sphère productive ne pèse que le cinquième de l’emploi et des rémunérations en Guyane, elle est inégalement répartie dans les zones d’emploi. La zone de Kourou alimente un réseau de sous-traitants dans le spatial. Avec 37% des emplois et 47% de la masse salariale, la sphère productive est le premier secteur économique de la zone. Outre l’industrie spatiale, la fabrication d’équipements d’aide à la navigation ou l’analyse, les essais et inspections techniques caractérisent cette zone.
Si la sphère productive ne pèse que le cinquième de l’emploi et des rémunérations en Guyane, elle est inégalement répartie dans les zones d’emploi. La zone de Kourou alimente un réseau de sous-traitants dans le spatial. Avec 37% des emplois et 47% de la masse salariale, la sphère productive est le premier secteur économique de la zone. Outre l’industrie spatiale, la fabrication d’équipements d’aide à la navigation ou l’analyse, les essais et inspections techniques caractérisent cette zone.
Le tourisme ne stimule pas la sphère résidentielle comme dans les autres Dom, ce qui place la Guyane à la dernière place des régions françaises pour la contribution de cette sphère à l’économie.
Regroupant la majorité des emplois salariés, la zone d’emploi de Cayenne est la plus grande de Guyane. Deux salariés sur trois de la sphère productive guyanaise y travaillent. Mais son poids par rapport aux autres sphères ne représente que 18% de l’emploi de la zone. Cayenne, avec 60%, Matoury et Rémire-Montjoly se partagent plus de 90% de l’emploi. La zone d’emploi de Cayenne est spécialisée dans la manutention, le commerce de gros alimentaire spécialisé, le commerce de gros d'équipement industriel, les télécommunications, la production d'électricité. Elle abrite également la grande majorité des sièges d’entreprise et des activités comptables associées. Si la majeure partie de l’activité d’extraction aurifère se trouve dans la région de Saint-Laurent, il existe de nombreuses sociétés d’extraction ayant un établissement à Cayenne, Matoury et Rémire-Montjoly.
Enfin, dans la zone d’emploi de moindre densité économique de Saint-Laurent, la sphère productive est largement sous-représentée. La part des emplois et des rémunérations n’y dépasse pas, respectivement, 12% et 10%. En raison de sa situation géographique, elle s’est naturellement spécialisée dans l’extraction aurifère, la production de rhum et le transport fluvial.Un tiers de la sphère productive guyanaise à Kourou.
La sphère publique englobe les emplois de la fonction publique d’État, territoriale
et hospitalière. Avec 49% des emplois publics, la fonction publique d’État est mieux représentée en Guyane qu’en France métropolitaine (42%) au détriment de la fonction publique hospitalière (13% des emplois publics contre 22% en France métropolitaine).
et hospitalière. Avec 49% des emplois publics, la fonction publique d’État est mieux représentée en Guyane qu’en France métropolitaine (42%) au détriment de la fonction publique hospitalière (13% des emplois publics contre 22% en France métropolitaine).La fonction publique y concentre deux emplois sur trois et les trois-quarts de la masse salariale. Dans la commune de Saint-Laurent, la mairie, le centre hospitalier Ouest Guyane et les écoles
secondaires et primaires, assurent les deux tiers des emplois publics de la zone, soit près de 2 000 emplois.
secondaires et primaires, assurent les deux tiers des emplois publics de la zone, soit près de 2 000 emplois.Voilà pour ces quelques chiffres... à bientôt...

2 commentaires:
Bon rétablissement à Dominique ! Bises
Quelle poisse pour Dominique!!
Allez courage c'est pas la petite bête qui va manger la grosse tout de même!!
Quelques jours de congés sont les bienvenus,non?Profites!!lol!
Bon rétablissement.
Bises
laure
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