Le début de notre séjour en Guyane se trouve à l'adresse:
http://leroux.over-blog.net/

Et ce blog ayant atteint sa capacité maximum de stockage, la suite de notre "aventure" se trouve sur:
http://docler2.blogspot.com/

.............Et en bonus, les pays que nous avons visité
en Amérique du Sud.
2008. Le Chili:
http://lerouxchili.blogspot.com/
2010. Le Pérou:
http://lerouxauperou.blogspot.com/


lundi 15 octobre 2007

56 - Village Coswine, Criques rouge, vache, 1900, canard, coswine

Nous sommes partis ce WE avec l'ADNG (Association de Découverte de la Nature Guyanaise)

découvrir plusieurs criques: crique Rouge, crique Vache, crique 1900, crique Canard, crique Coswine et son village amérindien perdu au milieu de la mangrove et accessible uniquement en pirogue.




Pour vous situer un peu les choses, voici une carte du coin.









Notre rendez vous était fixé au site de l'ADNG, le long de la crique Rouge, accessible par la route de Mana, en jaune sur la carte.
Une fois la voiture garée sous un carbet de l'ADNG, nous nous sommes trompés deux fois de layon pour retrouver Pierrot, notre organisateur. Nous avons donc marché 3/4 d'heure avec nos deux touques ( bidons étanches servant de valises ) et un autre sac.
Enfin, nous avons fini par arriver, presque à l'heure... 9h. Heureusement, nous avions pris de la marge...
Nous chargeons le "coleman" (pirogue en plastique) de tout le matériel nécessaire pour un WE de trente personnes, repas compris. Une fois installés à bord, nous pensons couler mais non, la ligne de flottaison est à 5 cm au dessus de l'eau. Si nous ne bougeons pas, si nous ne nous penchons pas, "ça doit le faire", nous dit Pierrot ! Nous avons tout de même 3h 1/2 de navigation à faire dans ce dédale de criques, heureusement très calmes. Nous nous arrêtons trois fois pour refaire le plein de notre petit 3cv et ma foi, un peu engourdis, nous arrivons à destination... La balade était en fait très agréable. Voici notre parcours dans la mangrove pour rejoindre Coswine. Cette "feuille de crique" me rappellait les "feuilles de route" que nous faisions en moto quand nous étions en métropole...



Quand je vous dis que nous transportions tout le nécessaire pour nourrir 30 personnes, il faut inclure la vaisselle et les gamelles...



Nous voilà donc arrivés. Pierrot est "cramé" par le soleil et a le bras tout enfourdi !


Voyez comme les abords du village sont attirants..... de la vase, de la vase et encore de la vase.


Il n'a pas plu, nous n'avons pas chaviré, nous n'avons même pas embarqué d'eau et tout le matériel est intact, nous aussi... tout est pour le mieux !


Nous débarquons à Coswine. Le village est mort. Nous sommes accueillis par "KGB" qui nous invite à nous installer dans la case du chef de village, absent pour le moment. Nous partageons avec lui le punch planteur que nous avions apporté et attaquons nos sandwichs, affamés.



KGB nous dit que tous les villageois sont à St Laurent pour le marché. Nous sommes samedi. Nous profitons de cette solitude pour découvrir le village. Il m'est toujours très désagréable de "visiter" les villages habités où nous débarquons. Cela me donne l'impression d'un voyeurisme malsain.
J'en profite donc. Je ne dérange personne.


Visite guidée de lieu de villégiature quatre étoiles:

La cuisine:
Les WC:

La salle de bain: C'est le seul point d'eau du village et il est au ras de la crique, très en contrebas du village. Il faut donc y remonter l'eau dont on a besoin.


Le carbet "construction de pirogue".


L'atelier "réparation de toits".


Le carbet où KGB nous conseille d'installer nos hamacs.

Donc voici notre chambre: Les deux hamacs de gauche sont les nôtres. Ici, les moustiquaires sont plus que nécessaires...


Je vous présente notre compagnon de nuit: un petit saïmiri prisonnier au bout d'une laisse.
Triste, triste... Il y a aussi un bébé baboune dans une cage à l'autre bout du village... et des tortues de terre entassées dans une vieille glacière. On ne peut les ignorer vu l'odeur qu'elles dégagent.

Je vous fais grâce de toutes les ordures qui jonchent le sol dans pratiquement tout ce village qui décidément est très "spécial". Avec le vent, leurs feux, non protégés, répandent du charbon de bois partout et nous ne pouvons pas faire le moindre pas sans avoir les pieds noirs de cendre. Il faut voir l'état des enfants à la fin du WE... inimaginable !!! Des vrais charbonniers ! Ne parlons pas des vêtements, des hamacs et de tout le reste...

Nous faisons une sieste en attendant le reste du groupe qui arrive, lui, par le Maroni.
Certains ont profité de la grande pirogue (12m) de Gaëtan, le chef du village qui revient de St Laurent. D'autres arrivent par leurs propres embarcations dont une caravelle toutes voiles dehors.
Tout ce petit monde débarque vers 17h30. Les embarcations sont déchargées et attachées au ponton d'accueil, débarassées de leurs moteurs et accessoires à cause du vol.

Chacun trouve une place où attacher son hamac... rien n'est vraiment prévu pour ça. En fait, on squatte les carbets des familles.
La nuit tombe très vite et Nathalie et son fils se sont installés dans le carbet "pirogue" sans voir qu'il n'y avait pas de toit partout... heureusement, il n'a pas plu !
Le carbet "communautaire" n'a pas été entretenu depuis des lustres et c'est une vrai passoire. Il nous servira de salle à manger en espérant, là aussi, que nous n'aurons pas les orages des derniers jours. Mais nous sommes ici beaucoup plus près de la côte et il pleut beaucoup moins qu'à St laurent.
Il n'y a pas que le carbet qui n'a pas été entretenu. Trois ou quatre pylones avec panneaux solaires sont noirs de crasse et ne fonctionnent plus depuis bien longtemps. Le chef du village me dira par la suite que c'est parce que la mairie d'Awala dont ils dépendent n'a pas assez d'argent pour envoyer quelqu'un en pirogue entretenir ces installations et changer les batteries !

Nous faisons connaissance avec les quelques amérindiens (4 où 5) qui sont revenus. Ils sont tous saouls. Trois femmes vivent ici, recluses dans leurs cases. Nous ne les verrons pratiquement pas du WE à moins d'aller les voir chez elles mais je n'ose pas. Frédérique et une autre "touriste", pourtant, sont allées à leur rencontres et ont été bien reçues . Il n'y a plus d'enfants dans ce village fantôme. Ils sont tous scolarisés en ville et ne reviennent ici que pour les vacances.
Nous apprenons qu'en fait il n'y a qu'une seule famille... élargie à vivre ici.

Nous passons à la préparation du dîner, tous ensemble, et l'ambiance est très sympathique. Nous retrouvons une ou deux connaissances.
Un jeune couple d'enseignants vient se présenter à nous car il nous a reconnu comme étant les auteurs de ce blog qu'ils ont assidûment parcouru avant et au moment de leur arrivée en Guyane. Nous sympathisons très vite avec tout ce petit monde très hétéroclite: soignants, enseignants, entrepreneurs, tatoueurs, fonctionnaires dans l'administration, animateurs... tous métro quand même !



Laurent, de l'ADNG, est le préposé au barbecue.

Gaëtan, KGB, Roger's et ... passent la soirée avec nous. Ils boivent encore beaucoup et tentent leur chance à tour de rôle auprès des jeunes femmes de notre groupe... "viens avec moi, on ne dira rien..."
Pierrot nous apprend à jouer de la musique, enfin plutôt à "émettre des sons" grâce à un tuyau de plastique. Nous nous y essayons à tout de rôle...


J'aimerais bien vous faire entendre ce que cela donne... mais je ne sais comment faire pour insérer un fichier son dans ce blog... dommage. Je vous propose donc le film, trop noir, uniquement pour le son.




Très harmonieux, n'est-ce pas ??


Vers minuit, nous regagnons nos hamacs. Un fois les quintes de toux de Dominique passées ( il a une bronchite-trachéite-...ite... depuis trois jours ), les appels des enfants qui se réveillent de temps en temps, tout le monde dort bien.


Vers 5h, Roger's vient donner à manger à son saïmiri, se poste au pied de mon hamac la bière à la main et la cigarette au bec. J'ouvre un oeil, profite bien de sa fumée puante pendant quelques minutes et l'entends me demander si tout va bien et si nous dormons bien !!!

C'est vrai que je dors très bien dans un hamac. En plus, je n'ai pas mal au dos en me réveillant, ce qui est bien agréable de temps en temps... Dominique, lui aussi, y dort très bien... quand il ne tousse pas !


La matinée est un peu longue, il n'y a vraiment rien à faire dans ce village minuscule, entouré de mangrove. En plus, se baigner dans la crique est très difficile, il faudrait progresser dans la vase jusqu'au cou. Les pontons sont très hauts et je n'aurai pas la force de m'y hisser pour sortir de l'eau. Je finis par me renverser sur la tête, toute habillée, des casseroles d'eau de la source pour me laver, laver mes vêtements et me rafraîchir...

La communication avec les amérindiens est plus que rudimentaire bien qu'ils parlent le français. Ils ont tous démarré à la bière vers 5h et sont encore à moitié dans le cirage... Quelle tristesse... Ils partent vers 10h30 vers leur "abattis" (zone défrichée servant aux cultures) avec un bidon de "cachiri" (bière de manioc).

Site racontant la vie des Amérindiens: http://www.junglexplorer.net/peuples2.htm

Cyril, qui était venu avec sa coque alu, va faire faire aux enfants, pour leur plus grande joie, du ski nautique. Pierrot va faire un petit tour en "coleman" à la pêche et reviendra bredouille.


Après de nombreuses tergiversations, il est décidé que nous restons encore pique-niquer ici ce midi et que nous rentrerons en faisant une petite halte sur une petite plage du maroni. A vrai dire, nous nous inquiétons un peu de savoir à quelle heure nous serons de retour à l'ADNG, vu que nous avons encore deux ou trois heures de pirogue à faire après...



Mais vers 16h, après un petit bain pas vraiment rafraîchissant (l'eau est au moins à 30°) chaque embarcation reprend la "voie navigable" du retour.


Nous sommes moins chargés, nous évitons la crique Coswine, la crique Canard et reprenons la crique Vache à partir du Maroni. Nous arrivons vers 18h30 au site de l'ADNG après avoir écopé une partie du voyage car il y avait un peu de clapot au départ. Nous avons aussi pagayé un peu pendant que Pierrot faisait régulièrement le plein du moteur et réparait la poignée du moteur qui avait lâché. Mais ce retour était très agréable. j'aime cette heure de fin de journée. les couleurs sont belles, la température plus fraîche.


Nouvelle expérience, donc toujours positive. C'est vrai, comme dit Nicolas dans son commentaire, qu'il est très interessant de connaître toutes les facettes de cette Guyane que nous aimons déjà beaucoup. Mais nous ne retournerons jamais passer un WE à Coswine, c'est sûr !

vendredi 5 octobre 2007

55 - Chronique de la vie St Laurentaise

Il fait chaud pour tout le monde en ce mois de septembre...




Les enfants sont tenus, en Guyane, de porter "l'uniforme" de l'établissement.


Les enseignants ne sont pas tenus, eux, de porter bermuda et savates. Et pourtant, certains ne s'en privent pas... quel bon exemple !


Autre souci de la municipalité, maintenant que l'école a repris...

Quelle procédure mettre en place pour accueillir les enfants "oubliés" à la sortie des classes. Ceci est en effet un problème récurrent à St Laurent du Maroni...




Un vrai petit coin de Paradis !
Depuis un ou deux mois, Andréa, artiste peintre, d'origine chilienne a redonné vie à une des plus agréables places de St Laurent, le long du Maroni.


On peut y déguster glaces et jus de fruits locaux ( Le papaye-citron à la menthe....HHHHHHHHUUUUUUUUUUUUUUMMMMMMMMMMMMM ) ainsi que quelques spécialités faites par des amies à elle, de toutes origines: indiennes, surinamaises, créoles...On aime surtout y aller vers 18h, 18h30 pour assister au merveilleux coucher de soleil sur le Surinam, de l'autre côté du Maroni.

A cette heure là, la brise rafraîchit l'atmosphère et c'est un vrai bonheur.


L'ambiance y est très amicale et très familiale. Nous sommes assurés d'y rencontrer quelques connaissances avec qui échanger et partager les "emplettes" du jour.


Le dimanche après midi, faute de chaises et de tables, tout le monde s'asseoit par terre avec son verre.


Andréa y expose de temps en temps ses oeuvres et la semaine dernière, c'était une exposition des peintures d'un artiste venu du Surinam. Hier soir, de nombreux jeunes adultes y pratiquaient des activités "cirque" auxquelles tout le monde était convié à participer. Il est prévu pour bientôt des activités "danse et musique"...
Quelle merveilleuse initiative... Je n'ai malheureusement pas de photos à vous montrer mais la prochaine fois que j'y retournerai, je n'oublierai pas mon appareil photo...

Notre terrasse:
En ce mois d'octobre, les floraisons se succèdent... et notre terrasse s'embellit...

Crossandra "fortuna"


Panaches d'officier...

Notre première grande fête...

Jean Marc et Valérie nous ont fait la grande joie de nous inviter à leur mariage. C'est très important pour nous qui sommes ici depuis maintenant un an.

Le mariage se déroulait dans la maison d'un couple d'amis. Une maison merveilleuse, agencée autour d'un patio au milieu d'un parc à la végétation luxuriante. Une piscine, à laquelle je n'ai pas résistée, complète ce tableau idyllique.

Voici les heureux mariés...

La soirée a été formidable, vraiment très très sympa et décontractée. Nous nous y sommes sentis formidablement "bien".

Le buffet était superbe... et nous nous sommes régalés de spécialités créoles cuisinées par Claudette.




Dominique et Jean Marc, le marié.

Le retour de noces était tout aussi sympa. ...Mais nous n'avons pas réussi à vider la "réserve de Pressions" !

Nous sommes rentrés le Dimanche soir, à la tombée de la nuit.

...une fête FORMIDABLE.

Jeudi 11 octobre: Cette fois ci, les fourmis s'en prennent à Maigret...

En même temps que des livres de cuisines, nous avons hérité, avec la maison, d'une série de "Simenon". Quatre gros volumes qui apparemment plaisent aussi beaucoup aux fourmis. Voyant mon étagère toujours transformée en boulevard pour fourmis, j'ai étudié l'affaire d'un peu plus près et j'ai trouvé, dans chaque reliure, d'impressionnants nids. Quand je dis "impressionnant", c'est par rapport à la taille de leurs habitantes qui, elles, sont minuscules mais innombrables...

A bientôt...

mercredi 3 octobre 2007

54 - Les chefs coutumiers en Guyane Française

Nous vivons actuellement à St Laurent une polémique très médiatisée entre deux chefs coutumiers du village de Balaté, situé sur le territoire de St Laurent. Le deuxième ayant évincé la première pendant ses vacances en métropole.

Voir tout le dossier sur http://www.blada.com/data/File/071pdf/brigitte0907.pdf

Mais qui sont ces Chefs coutumiers ?

Ils sont au nombre de 50 dont 23 ne sont pas reconnus par le Conseil Régional de Guyane. L’Assemblée départementale les prend en charge et les reconnaît depuis 1984. Auparavant, c’était la Préfecture qui traitait avec eux. Les « Capitaines » touchent une indemnité annuelle de 400 à 500 euros, les « Grand Man », 500 à 600 euros. Ils règnent sur les villages, s’occupent de toute la vie sociale et règlent les conflits. Ils sont juristes, gendarmes, mi-maires, mi-notaires… Ils supervisent le règlement des dots et la séparation des biens. Ils président à l’organisation des obsèques. Ils gèrent en partie le foncier. Certains n’hésitent pas à dire qu’ils ont plus de pouvoir que le Maire ou les gendarmes. Lorsqu’il y a un meurtre dans le village, c’est le grand man qui donne les grandes lignes pour retrouver la paix sociale. Il va consulter et tout faire pour éviter que ça s’envenime. Tout le monde s’accorde à dire qu’ils sont indispensables. La France vient de reconnaître les droits des peuples autochtones. Les Chefs coutumiers souhaitent désormais une reconnaissance légale et nationale de leur travail. Les discussions seront certainement enflammées. Par exemple : Qui reconnaître ? Parmi les nations bushi-nengués, les Alukus sont les seuls dont les autorités suprêmes vivent en Guyane. Faut-il accorder le même statut à ceux qui vivent au Surinam ? Certains s’interrogent sur les indemnités versées aux chefs coutumiers qui frisent « la prise illégale d’intérêts » puisqu’ils ne rendent compte à personne de leur travail. Où s’arrêtent vraiment leurs prérogatives par rapport à la loi française ? ……………….. A suivre...

dimanche 30 septembre 2007

53 - Fâchés avec les chauffe-eau, Fourmis gastronomes

L'eau chaude n'est pas pour nous... Jeudi soir, pendant que nous dînions, un grand bruit de chute d'eau puis un impressionnant SPLASHHHHHHHHHHHHHHH.............. Je me précipite dans la salle d'eau d'où est venu ce bruit... C'est le ballon d'eau chaude qui a explosé et inondé la pièce. Je me retrouve les pieds dans l'eau ( nous sommes pieds nus les trois quart du temps ) et recule précipitamment pour ne pas me faire électrocuter en me rappellant ce qui nous était déjà arrivés avec un chauffe eau, peu de temps avant notre départ de métropole. Celui de notre maison de Trévenaste s'était décroché du mur, de 2m de hauteur et il pesait 250kgs. Il avait arraché les fils électriques, abîmé la moto et le réfrigérateur qui était dessous. Et surtout, Dominique, en se précipitant pour couper l'électricité, avait, lui aussi, mit les pieds dans l'eau et avait reçu une grande décharge électrique. Bon, comme pour Dominique, ce n'était pas mon jour de départ, tant mieux... Mais vraiment, les chauffe-eau nous en veulent. Le manque d'eau chaude ne nous gêne pas du tout, surtout à cette saison car l'eau froide du robinet est toujours tiède. D'ailleurs, beaucoup de maisons, en Guyane, ne sont pas équipées d'eau chaude. Aujourd'hui, samedi, mon super-bricoleur de mari, a tout remplacé et réparé. Je ne savais pas les fourmis si avides de gastronomie. Ce matin, en prenant un livre de cuisine, je me retrouve couverte d'une multitude de minuscules fourmis, totalement inoffensives mais "chatouilleuses". Elles avaient fait un nid (en l'espace de quelques jours car je consulte ce livre régulièrement) dans la reliure. J'ai été obligée de démonter mon livre pour détruire ce nid... J'espère qu'elle ne vont pas s'intéresser à toute la littérature de la maison !

mercredi 12 septembre 2007

52 - Septembre 2007 à St Laurent du Maroni. Premier anniversaire en Guyane.

Quelle joie de se savoir attendue !!
Non, non, je rassure ceux qui m'ont écrit à ce sujet, je ne laisse pas tomber mon Blog... Tant que je trouverai du plaisir à l'alimenter......


Mais, il se trouve que, en ce moment, nous n'avons pas beaucoup bougé. Par contre, le quotidien nous apporte encore régulièrement ses "petits plaisirs".
Ce sont ces petites choses que je vais donc partager avec vous...



Guyane, terre de rencontres...


La Guyane et donc St Laurent sont le théatre de beaucoup de rencontres car il règne ici un "turn over" incroyable, surtout de métropolitains. Contractuels, "missionnaires", remplaçants, débuts de carrière, fins de carrière... se succèdent tous les 2, 3 ou 5 ans au sein des administrations: Région, Mairie, PAF, Police, Douanes, Armée, Impôts, Hôpital, Ecoles ...



Donc, ce WE du 08/09 septembre, nous avons retrouvé avec plaisir E. et J. qui sont revenus pour 3 mois à St Laurent. Nous les avions connus lors de leur précédent séjour en début d'année. Nous sommes allés déjeuner à Javouhey où nous avons retrouvé d'autres connaissances. Puis, dans l'espoir d'assister de nouveau à des éclosions de tortues, nous avons "poussé" jusqu'à Awala-Yalimapo. Pas d'éclosions mais une très agréable après midi en leur compagnie et celle de J.M. et A.L. que nous avons également retrouvés sur la plage....

Ah oui, je ne vous avais pas dit que nous n'avions plus accès aux piscines de St laurent.

Cela est très dur pour moi et si nous ne trouvons pas de solution, nous en mettrons une dans le bout de jardin qui nous reste.

En effet, la législation française débarque à St Laurent et il faut maintenant un maître nageur pour accueillir du public dans une piscine et bien entendu, les hôtels n'ont pas l'intention d'en embaucher un donc... plus de piscine. La piscine municipale, elle, est en travaux depuis presque trois ans !!!

J.M. et A.L. ont peut-être trouvé une parade... à suivre...

Au marché...

Je vous disais dans mon dernier message que j'avais mangé du lézard, que c'était très bon et que c'était la "pleine saison". Et bien, effectivement, en ce moment, les amérindiens en vendent beaucoup sur le marché. Et autant, dans mon assiette, j'avais apprécié, autant, sur le marché, cela m'est très "désagréable" de voir ces lézards vivants, se débattant, les pattes attachées dans le dos, reliés les uns aux autres par une tige de bambou... En plus, certaines femelles sont pleines et peuvent avoir jusqu'à une cinquantaine d'oeufs.

Je ne sais pas si j'en mangerais une nouvelle fois...








Nous avons trouvé des haricots "kilomètres" rouges. C'est la première fois. Nous allons les goûter et comme pour tout ce que nous avons découvert ici, nous verrons ensuite si nous en reprendrons ou pas...


Toujours au marché, mais cette fois, cela ne se mange pas, nous n'avons pas résisté. Nous avons acheté un balais "local" ( utilisé quotidiennement par les gens d'ici ). Le nôtre est fait d'une seule pièce, en bambou éffiloché. D'autres sont en paille. Qu'ils sont beaux ! Mais j'aurais trop peur de l'abîmer donc je vais me contenter de l'accrocher au mur... Et pourtant, nous devons balayer au moins une fois par jour quand ce n'est pas deux car la terrasse, où nous nous tenons le plus souvent, et la maison, ouverte à tous vents, sont en permanence couverts de poussière et de débris de feuilles.





Phytothérapie

Je suis allée avec une grand mère créole, " dans sa campagne", chercher des plantes pour les problèmes de peau et maintenant que ces "feuilles d'argent" sont sèches, je vais en faire une lotion à usage externe.

Ici, les anciens connaissent chaque plante ainsi que ses propriétés médicinales, c'est passionnant !
Fleurs et jardins

Il y a quelques temps, nous avons trouvé cette très jolie plante et nous l'avons installée sur notre terrasse. Elle vient de refleurir. Elle s'appelle "panache d'officier". Nous n'en avions jamais vu auparavant.









Voici également un arbre qui nous a beaucoup étonné. Il se trouve dans le jardin du presbytère de Mana. Ses feuilles sont très particulières et ses graines sont en forme de haricots. Un peu comme les haricots kilomètres du marché d'ailleurs !!! Mais qu'il est beau !




Maison et visiteurs...


Charme de la météo...

Depuis quelques jours, le thermomètre grimpait, grimpait... 32°, 33°, 34° autour de midi. C'est normal à cette saison et cela devrait durer jusqu'en décembre.

Ce midi encore, même sous les ventilos, nous avons "un peu" chaud pour déjeûner quand un orage éclate. Je vois alors Dominique se lever de table et se diriger vers le jardin. Je me demande pourquoi... Et bien, tout simplement pour prendre une douche... rafraîchissante. ... je vais le rejoindre... et nous chantons sous la pluie !!! Quel plaisir !

Oui, décidement, nous ne percevons pas la pluie de la même façon qu'en Bretagne...

La température est descendue presque instantanément à 27°.... et ça change tout...



...

Sieste...

Match de rugby...

Douche avant d'aller à une fête de départ...

Et demain sera un autre jour...


Nous sommes en Guyane depuis un an aujourd'hui.

lundi 3 septembre 2007

51 - Sinnamary... sans les Ibis rouges

Samedi 1er septembre

Drôle de WE ! Quand rien ne va, rien ne va ! Enfin, pas tout, heureusement. Nous avons eu aussi de bons moments.

Donc, nous avions décidé de passer le WE à Sinnamary, ville de 2700 habitants, bien connue grâce au jeu de télé-réalité « Première compagnie » diffusé en 2005. Le centre spatial de Kourou s’apprête à recevoir le lanceur Soyouz d’une capacité de charge de 3 tonnes 5. C'est un évènement et Sinnamary qui aura la charge d'accueillir la population russe travaillant à cette réalisation. Nous apprenons par le journal que ses habitants ( pas tous, heureusement ! ) s’inquiètent de devoir apprendre le russe !!!

Nous, nous y allions pour voir les colonies d’Ibis rouges qui se trouvent à l’embouchure du fleuve du même nom.

Nous partons vers 9h30 de St laurent.
Détour par la jolie petite crique d’Organabo.
Petite halte à Iracoubo pour acheter du « couac », le meilleur de la Guyane. Nous le prenons dans une maison où les femmes sont en train de le fabriquer.




Arrivée à 11h30 à Sinnamary.


Boutiques d’artisanat, promenade (l'église est très belle)



et déjeuner chez « Mia ». Je goûte pour la première fois du lézard… du gros lézard. C’est servi avec des œufs de… lézard et c’est délicieux. En plus, ici, ce type de grosse bête est très très courante… il y en a partout. D’ailleurs, il y en a beaucoup à vendre en ce moment sur le marché.



Nous déposons nos affaires chez « Caro », notre logeuse. Nous sommes très agréablement surpris par l’appartement qu’elle met à notre disposition pour 30 euros seulement. Il est vraiment génial… à voir…( vous verrez pourquoi je dis cela…). Elle même est très sympathique et nous explique qu'elle démoustiquera notre chambre juste avant notre retour de promenade et que nous trouverons un gâteau qu'elle aura confectionné pour notre petit-dèj. Vraiment sympa.


A 15h, nous embarquons avec « Georges » à la rencontre des Ibis.
Là, surprise, nous retrouvons un couple dont nous avions fait la connaissance à notre arrivée en Guyane en remontant le Maroni en pirogue vers Apatou. Nous sommes très heureux de nous revoir.


La promenade dure 3 heures et malheureusement, nous ne verrons qu’un ou deux Ibis, au loin.


Je me contenterai donc de vous présenter une photo d' Ibis qui n'a pas été prise par nous !!!


Mais le peu que l’on ait vu, cette couleur extraordinaire, nous donne vraiment de revenir tenter notre chance une autre fois.



Nous nous sommes donc contentés de « Becs ciseaux, qui pêchent en vol en laissant traîner leurs grands becs ouverts à la surface de l'eau,



de Mouettes, Bécasseaux, Aigrettes blanches qui deviennent ensuite bleues… et de tas d’autres échassiers.


… et de crabes de vase qui se vendent aussi sur le marché. Georges, son piroguier et ses enfants en profitent pour en ramasser…
Il faut ramper dans la vase. Quel spectacle ! Thalassothérapie à l’œil !





Cliquez deux fois sur le bouton départ pour lancer les films.



Nous nous amusons beaucoup à suivre les poissons "gros yeux" qui courent et sautent hors de l'eau à l'approche de la pirogue.



Cliquez toujours deux fois pour lancer le film.


Nous rentrons un peu frustrés mais….nous reviendrons.


Marie Jo et Patrick nous invitent à passer la soirée chez eux avec les amis de Cayenne qui les accompagnent. Elle est polynésienne et sa maison un régal pour les yeux... Je pique quelques idées de décoration au passage !
Enfin, des pizzas dignes de ce nom !!! A St Laurent, elles sont infâmes !
Nous passons une soirée très sympathique.


Nous regagnons notre gîte. La chaleur ( je fini d’ailleurs par mettre le ventilo malgré son bruit…), le concert de chiens jusqu’à 2h du matin suivi du concert de coqs à partir de 4H font qu’on ne dort pas de la nuit ! OUH là là… Dur dur !!! En fin de compte, je ne sais pas si nous reviendrons dans ce gîte...ou alors avec des boules quies !

Du coup, nous sommes prêts de bonne heure ( 7h ) pour aller visiter les « Marais de Yi-yi », situé jute à côté et dont on vante la richesse de la faune sur tous les guides. A cette heure matinale, le spectacle doit valoir le coup.

… et bien, nous ne verrons…RIEN. Juste un magnifique « Jacamar » aux couleurs extraordinaires, et des toiles d’araignées en forme de nacelles qui brillent de rosée dans la lumière rasante du matin.



Une nouvelle fois déçus, nous reprenons la voiture pour explorer cette fois la piste "Ste Elie" et son sentier réputé pour ses très nombreux singes Tamarins.
… et bien, nous ne verrons… RIEN.


La beauté de cet arbre et l'environnement sonore de la piste nous ont un peu consolé...

Décidément, pas de chance. Tous les animaux doivent préparer la rentrée scolaire et profiter de ce dernier week-end de vacances pour « buller » chez eux !!!

Nous revenons à Sinnamary pour nous rafraîchir au "Pakira", bar-restaurant réputé dans toute la Guyane. Puis nous décidons de nous rapprocher de St Laurent et de manger chez « Floria » à Iracoubo . Nous avons fait le mauvais choix... Il y a des jours où on devrait rester chez soi…

Le patron de chez « Floria » met deux heures pour nous servir l’unique plat du jour : poulet grillé au riz et haricots rouges. ( Dominique n’aime pas trop le poulet… ) Et pourtant, nous sommes les seuls clients !

Et nous voilà de nouveau en voiture vers St Laurent. Un peu plus tard, une voiture conduite par un busi-nengé ( noir marron ) nous suit et très rapidement se met à notre hauteur en nous sommant de nous arrêter sur le champ…
Pas question, quand on sait qu’il y a de temps en temps des agressions sur cette route…
Il se remet derrière nous puis revient très rapidement à la charge. Dominique baisse un peu sa vitre, lui aussi (celle de la place vide du passager) et nous crie en s'accompagnant de grands gestes agressifs, de nous arrêter.
« Tu m’as bousillé mon pare brise. J’appelle les gendarmes. C’est un délit de fuite. Je veux un constat amiable (j’aime bien le mot « amiable » dans ce cas là !). Arrêtes-toi ! »
… il nous double et ralenti… roule à 40 à l’heure…
-« Ce n'est pas possible, il venait juste d'arriver derrière nous. Il veut nous faire payer son pare-brise même si ce n'est pas nous qui l'avons abîmé. Et il y a quelqu’un d’autre à l’arrière. Tu as vu ? »
-« Oui mais je ne distingue pas bien, et il n’est pas question que je m’arrête. »
-« C’est évident… »

Au bout d’un moment, on le double prudemment et il reste ensuite collé derrière nous.

Il n’y a pas un village, personne avant au moins 50kms.


Quel retour… Il faut reconnaître que nous sommes un peu inquiets…


A « Grand Laussat », il y a un poste de militaires. Nous nous y engouffrons.
En fait, il nous suit aussi.
En présence des militaires, nous nous expliquons à peu près calmement. Il veut nous faire endosser son éclat de pare brise et faire une déclaration à son assurance. (Il en a une, c’est déjà ça… car ici les défauts d’assurance sont plus que courants.)
-« Faites donc Monsieur ! Et nous en ferons une aussi car nous avons aussi un éclat à notre pare brise et nous pensons que c’est vous qui nous l’avez fait quand vous avez roulé devant nous tout à l’heure. »
-« Sûrement pas, c’est pas moi ! »
-« Tiens tiens, et ce n’est pas nous qui avons provoqué le vôtre. »
-« ……… » et « ……… »……………….
Il fini par repartir en criant qu’il a prévenu les gendarmes et qu’ils vont nous arrêter !!

OUAH…………

Décidément, ce WE malchanceux continue… Nous commençons à nous demander comment nous allons retrouver notre maison malgré la garde de Leroi ?


Heureusement, tout est en ordre et nous sommes bien contents d’être chez nous, au calme.

Sur le marché de St Laurent.

Quand trouver tel ou tel produit frais sur le marché ?
Consulter l'article "Le marché de St Laurent" dans la colonne de droite.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos "gastronomiques" avec leurs légendes sur:
http://picasaweb.google.com/cdleroux/GastronomieEnGuyane#