Le début de notre séjour en Guyane se trouve à l'adresse:
http://leroux.over-blog.net/

Et ce blog ayant atteint sa capacité maximum de stockage, la suite de notre "aventure" se trouve sur:
http://docler2.blogspot.com/

.............Et en bonus, les pays que nous avons visité
en Amérique du Sud.
2008. Le Chili:
http://lerouxchili.blogspot.com/
2010. Le Pérou:
http://lerouxauperou.blogspot.com/


lundi 15 décembre 2008

88 - Le Chili

Enfin... Je mourais d'impatience de vous faire partager notre voyage au Chili... Mais il m'a fallu beaucoup de temps pour classer et choisir les photos que je voulais vous montrer. J'ai pris le parti de les regrouper pour vous en offrir un maximum... Voici un lien vers une carte du Chili vous montrant notre itinéraire: http://maps.google.com/maps?hl=fr&tab=wl Je vais donc commencé par le voyage lui même qui nous a pris presque 24h malgré que nous soyons sur le même continent. St laurent... Cayenne, Cayenne...Macapa au Brésil, Macapa... Belem (toujours le Brésil), Belem... Sao Paulo (sud est du Brésil ), enfin, Sao Paulo...Santiago du Chili. Quatre décollages, quatre atterrissages... moi qui adore ça, j'ai été servie !
... la suite sur  http://lerouxchili.blogspot.com/

Bon Voyage.

mercredi 5 novembre 2008

87 - On s'env...ole...

Dimanche 2 novembre: Nous sommes invités à passer la journée au club d'ULM de St Laurent. C'est vachement sympa et nous acceptons bien volontiers. C'est d'abord Dominique qui part avec B. pour un petit tour en ULM "hydroglisseur". Il "amerrissent" sur le Maroni, devant St Jean, avant de revenir à l'aérodrome. Dominique a beaucoup aimé. C'est ensuite à mon tour de m'envoler avec M. La confiance règne, d'autant plus que je le vois passer au dessus de la maison plusieurs fois par jour tout au long de l'année. Heureusement, car à cette heure de la journée, 11h30, la chaleur est à son maximum et les turbulences qui vont avec, nous secouent dans tous les sens.
La vue est vraiment superbe de là haut. Et quelles sensations ! Être en prise directe avec l'air, sans la protection de la carlingue du Cessna dans lequel j'avais volé l'année dernière, c'est bien plus sympa.
M. nous fait survoler son village: Terre rouge.
Le Maroni est aussi sale vu du ciel que de terre... mais si il était bleu... la Guyane ne serait plus la Guyane !
Dominique n'a pas résisté à l'envie de re-photographier "son" hôpital".
... et après le déjeuner, la photo souvenir avec tous les participants de cette journée. Merci à toi, C. pour ce chouette dimanche.

dimanche 26 octobre 2008

86 - Bouba et Dalai

26 octobre 2008: Je vous présente Bouba et Dalai, nos nouveaux compagnons depuis ce WE. Bouba, la mère est une croisée beauceron de 2 ans. Elle est vraiment très gentille et obéissante. Elle cherche beaucoup les caresses.

Et voici son petit, que nous avons appellé ( sur les conseils de Nicolas ) Dalai, pour qu'il soit zen. ...Résultat dans quelques temps. En attendant, du petit sauvage que nous avons récupéré, il est devenu un gentil petit chiot qui répond déjà à son nom... c'est bon signe, non?

Le reste en images...

Forts de notre expérience, un peu pour ne pas dire complêtement ratée, avec Flint, nous allons cette fois, avec l'aide de conseils avisés, essayer d'en faire les compagnons idéaux. Nous les aimons déjà beaucoup.

Le lendemain, Dominique a sécurisé le jardin et nous pouvons les laisser libres. Ils s'en donnent à coeur joie...

samedi 25 octobre 2008

Bouba et Dalaï... 5 jours plus tard...

et avant de les laisser 3 semaines aux bons soins de F. qui nous garde la maison pendant notre séjour au Chili.

Ils sont de plus en plus gentils, affectueux et obéissants.

lundi 13 octobre 2008

85b - Au rythme de la Z.I.C.

La France rentre dans l'automne. Et nous, en Guyane ? Depuis 2 ou 3 jours, nous retrouvons nos déluges mythiques. 107mm en 24h ! C'est l'énorme quantité d'eau que le ciel déverse parfois sur nous. La moyenne de pluviométrie annuelle est de 1700mm autour de St Laurent et de 3800 sur Cacao-Régina à l'est. A titre de comparaison, le centre de la Bretagne reçoit environ 1400mm d'eau par an. Et bien, notre météo à nous dépend entièrement de la ZIC. Mais qu'est ce que la ZIC, ou Zone Intertropicale de Convergence ?

C'est la rencontre de l'anticyclone des Acores avec l'anticyclone de Sainte Hélène plus au sud. Cette ZIC tend à suivre le soleil, vers le Nord en été, vers le Sud en hiver. Vers la mi-décembre, de retour dans ses quartiers d'été, elle s'installe franchement sur la Guyane jusqu'à la mi février. Petite saison des pluies. Les températures oscillent entre 22 et 27°. En février mars, elle se situe plus au sud, sur l'équateur. C'est le "petit été de mars". Temps idéal, sec et pas trop chaud. 25 à 27° De avril à juillet, en fonction de la situation des deux anticyclones, elle navigue au dessus de nos têtes en déversant sur nous de brefs mais fréquents déluges d'eau. C'est la "grande saison des pluies" avec le retour des "basses" températures. 22 à 27° Entre juillet et décembre, la ZIC met cap au nord déclenchant des cyclones aux antilles et nous laissant un ciel clair et ensoleillé avec des températures allant de 25 à 35°. Tous aux abris (du soleil)! C'est la "grande saison sèche", notre été à nous.

Contrairement aux antilles, nous n'avons jamais de tempêtes tropicales ou de cyclones.

Le climat est ici d'une très grande régularité. C'est un vrai délice !

Voilà, à vous de choisir quand vous voulez venir découvrir "notre Guyane" ..........

84 - Les ïles du Salut: Enfer et petit Paradis.(1)

En métropole, quand on parle de la Guyane, le plus souvent, cela évoque la chaleur humide, les « bestioles » et … le BAGNE. A St Laurent du Maroni, où nous habitons, nous en avons déjà un aperçu très fort, à travers le camp de la transportation. Mais c’est surtout aux Îles du Salut que ce lugubre passé ressurgit avec le plus de force. Le paradoxe est que maintenant, c’est l’endroit le plus touristique et peut-être le plus agréable de tout le département. L’enfer est devenu Paradis. Venez avec nous découvrir l’Île Royale, l’Île St Joseph et l’Île du Diable… Les "îlets du Diable" ont été rebaptisés « du Salut » après que les survivants de la malheureuse expédition de colonisation de Kourou s’y refirent une santé. Nous embarquons à bord de Royal Ti Punch au débarcadère de Kourou.
Nous suivons l'étroit chenal, long de 8 miles, qui conduit aux Îles. C’est la seule partie du littoral navigable à tout moment grâce à une dragueuse qui maintient une profondeur d'eau de 1m50 à 3m. Nous apprenons qu'il est donc impossible de longer les côtes de la Guyane à moins de 10 miles des côtes. Impressionnant! La mer commence à perdre sa couleur chocolat à l’approche de l’Île St Joseph, la première en vue. Nous apercevons les maisons des légionnaires qui gardent l'île. Puis nous longeons le port de l'île Royale dans lequel nous accosterons tout à l'heure. Nous en faisons le tour pour nous diriger vers l’Île du Diable, très difficile d'accès, où il est interdit de débarquer. Cette île, la plus petite, 14ha, fut d’abord lieu de quarantaine, puis léproserie, puis elle accueillit les déportés politiques ( A.Dreyfus est accusé d'avoir livré à l'Allemagne des secrets militaires. Il sera réhabilité en 1906.) et les anarchistes. Elle fut relié à l’île Royale par un câble pour en assurer le ravitaillement Nous apercevons la maison où Alfred Dreyfus a passé une bonne partie de sa détention sous la garde de plusieurs gardiens qui n’avaient pas le droit de lui parler.

Nous débarquons ensuite sur Royale. Cette île, la plus grande, 28ha, et d’accès facile grâce à un port bien abrité, permettait la réception, l’acclimatation et la répartition des bagnards. Ce qui nous frappe tout d’abord, c’est la propreté des lieux, l’abondance des cocotiers et … le délicieux mélange, pour les Bretons que nous sommes, de la mer et de la terre…

Nous commençons l’ascension vers le plateau pour rejoindre l’auberge, magnifiquement restaurée, comme le reste de l’île, par le Centre Spatial Guyanais qui en assure maintenant l’entretien. Cette auberge était autrefois la caserne de l’infanterie de Marine.

La vue de notre chambre est superbe.

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10h : Retour dans le passé. Visite des vestiges du bagne. 1854 – 1954
Le bagne est le descendant des « galères ». Il permet d' éloigner les "indésirables" de la bonne société. Il est censé permettre une réhabilitation par le travail. Et en Guyane, il n'en manque pas. L’abolition de l’esclavage a entraîné une pénurie de main d'oeuvre "pas chère". La Déportation remplace la peine de mort en matière politique à partir de 1850.pour les espions, activistes politiques, traîtres (affaire Dreyfus)…Ils ne sont pas astreints au travail. Transportation : Ce sont les travaux forcés pour les condamnés à de lourdes peines. Codamnés à moins de huit ans, ils devaient rester en Guyane autant de temps qu’ils y avaient été incarcérés ( c'est le "doublage"). Les condamnés de plus de huit ans devaient y rester à vie. Relégation : Il suffisait d’avoir été condamné, même pour de petits délits, entre 4 et 7 fois en métropole pour être relégué en Guyane.

La chapelle est de même type que les églises guyanaises. Le célèbre faussaire Lagrange, dit "Flag", en décora l'intérieur de scènes religieuses interprétées à sa façon et incluant des pensionnaires de l'île.

L’hôpital militaire, le dispensaire des bagnards: Certains bagnards se mutilaient, s'incubaient des maladies pour bénéficier d'un régime un peu plus favorable... au risque de se voir punir si leur supercherie était découverte.

La porcherie, la ferronnerie, la boulangerie, la maison des sœurs qui se sont occupées des malades jusqu'à la séparation de l'Eglise et de l'Etat..

Les « blocs » de la transportation où les hommes étaient couchés et attachés sur des « bas flancs » en bois, les cellules disciplinaires. Beaucoup de grafitis prouvent le désoeuvrement de ces hommes mais aussi leur espoir, leur folie, leur solitude.

L’asile d’aliénés, le quartier des surveillants, les logements des gardiens, la maison du Directeur qui est maintenant le petit musée du Bagne. Les conditions atroces dans lesquelles vivaient ces bagnards expliquent bien le fort taux de mortalité.

Les "Fers", l'Enfer.................................................................... Retour au présent ; Un bon déjeuner nous attend à l’auberge. Poisson à la tahitienne ou Soupe de poisson, Filet d’acoupa grillé ou gigot en sauce, Crème caramel ou Salade de fruit frais. Et quelle vue ! Et oui, c’est bien un Ara sur le muret de la salle ! Le temps est magnifique mais vraiment chaud : 34° à l’ombre. Une petite sieste dans notre chambre climatisée s’impose d’elle même. Nous partons ensuite à la découverte de « notre île ». Les paysages sont magnifiques. …Mais que de cocotiers! Des cocotiers, des cocotiers et encore des cocotiers… à un point que c’est dangereux de rester dessous. Une noix de coco ou une feuille ( lourde comme une grosse branche ) peuvent vous tomber sur la tête. Cela arrive très souvent. Cela est d'ailleurs tellement souvent arrivé que tous ceux qui étaient autour des maisons de gardiens ont été coupés. Ces maisons, rénovées pour les touristes de passage ne sont malheureusement plus protégées du soleil. Il y règne, à cette période de l’année, une chaleur étouffante. Cela nous rappelle, qu'à l'époque des bagnards, il n'y avait presque pas de végétation sur l'île et que la chaleur devait être vraiment dure à supporter. Au premier plan de cette photo, devant les maisons des gardiens, nous voyons une grande fosse de 4m de profondeur. C’était tout d’abord une carrière d’où les bagnards extrayaient les cailloux nécessaires aux constructions. Cela s’est ensuite transformé en réserve d’eau. Mais envahie par les grenouilles, les autorités y ont importé deux caïmans. Sont-ils toujours là ? Il parait que oui, cachés sous la végétation. Nous ne les avons pas vus. Guillaume Seznec, vous connaissez? Il fut accusé en 1923 d'avoir assassiné son ami et associé Pierre Quémeneur. Son petit fils se bat toujours pour sa réhabilitation. Voici la maison qu'il occupait. Il était responsable du sémaphore de l'île et communiquait avec la pointe des Roches, à Kourou. Du sémaphore, il ne reste que les bases rouillées des pylônes. La même maison il y a une quarantaine d'années avant la restauration.

Nous profitons du départ des touristes « à la journée » pour jouir de la mer bleue en toute tranquillité. Il n’y a qu’un seul endroit possible pour se baigner : c’est l’anse « LE GOFF ». Juste à coté, il y a aussi la piscine des bagnards, protégée de la houle par des gros blocs de pierre qu’ils ont transportés là pour pouvoir se rafraîchir en toute circonstance. Clin d’œil à Pierrick et Maryvonne… vous ne devez pas manquer de venir voir ça avec un nom pareil ! Quel Bonheur de se baigner dans l’atlantique, à 28°, dans de l’eau claire…. OUAH, SUPER !! De nombreux bougainvilliers et autres fleurs, de toutes les couleurs, décorent les sentiers. Le retour vers le plateau de l’île, en fin d’après midi, nous offre le spectacle de tous les animaux importés sur l’île. Le plus beau, sans équivalence, est le Toucan. Il semble peint à la main par un artiste de talent ! Je ne me lasse pas de l'admirer. Les singes, en liberté, jouent à cache-cache. Deux couples d'Amazones nous surprennent par leurs cris stridents. Les agoutis, sortes de lapins sans grandes oreilles ( Non, ce ne sont pas des rats, Marie France! ) sortent en grand nombre profiter de la fraîcheur toute relative de ce début de soirée. Nous terminerons cette journée « magique » par un magnifique couché de soleil sur l’océan, avant de regagner notre auberge. Dîner : Quiche de poireaux, Colombo de poule ( un peu dure, la poule !) Glace vanille ou tarte aux pommes. Bonne nuit, à demain.

Sur le marché de St Laurent.

Quand trouver tel ou tel produit frais sur le marché ?
Consulter l'article "Le marché de St Laurent" dans la colonne de droite.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos "gastronomiques" avec leurs légendes sur:
http://picasaweb.google.com/cdleroux/GastronomieEnGuyane#