
Ce WE est consacré à la découverte d’une partie du Surinam. Nous ne connaissions que Paramaribo, la capitale. ( voir précédent blog en janvier 2007 ).
Le SURINAM (on peut aussi écrire en français Suriname) est limité au sud par le Brésil, à l'ouest par le Guyana, à l'est par la Guyane française et au nord par l'océan Atlantique. Le Surinam est le plus petit État d'Amérique du Sud, soit 163 000 km², après la Guyane française (91 000 km²), et équivalent tout de même à près de quatre fois les Pays-Bas. Le Surinam est boisé à 96 %, la population vivant généralement sur le littoral. La capitale du pays est Paramaribo. La langue officielle est le hollandais.
Jeudi matin, 23 novembre 2007, Dominique dépose les papiers au Consulat du Surinam à St Laurent pour avoir nos visas. Nous devons normalement les récupérer le soir même.
Nous allons y passer trois jours avec E. et J….
Je prépare notre paquetage… Tout est maintenant au point : René, notre chauffeur, traverse avec nous le Maroni à 7h demain matin, vendredi, nous conduit à Paramaribo, la capitale ( 2h de route), où ils nous met en contact avec la petite agence « Sun and Forest » qui nous prend en charge pour notre balade. Purcy sera notre guide et accompagnateur pendant ces trois jours.
… Sauf que jeudi soir… nous n’avons pas récupéré nos visas…
Il est impossible de partir sans ces papiers au risque de se retrouver en tôle…
Que faire ? M (e). nous promet de harceler son cousin, le Consul, dès l’ouverture du bureau, à 8h. Nous prévenons E. et J. ...qui préviennent René... qui prévient « Sun and Forest » qui préviennent Purcy, etc…….. Quelle poisse !
Si nous ne récupérons pas nos papiers à 9h, nous avons encore une espoir pour 14h puis c’est fini. Nous envisageons donc toutes les solutions…
Vendredi matin ; 8h45… YOUPI, on a nos visas. Dominique saute au cou de M ( e ).
Nous téléphonons à… qui prévient… qui rassure…. qui …...............
9h30 : Pirogue pour traverser vers Albina.

10h : Trajet vers la capitale ; la route est toujours aussi défoncée. René est parfois obligé de presque s’arrêter pour franchir les trous. Ce sont surtout les nombreux camions qui transportent la bauxite vers l’usine internationale américaine qui défoncent la route.
Mais ils ne sont pas les derniers à en faire les frais.


L'économie du Suriname, est dominée par l'industrie minière qui représente plus d'un tiers du PIB et des revenus du gouvernement. C’est un secteur d'activité, sujet à une grande volatilité des prix. Les perspectives économiques dépendent de la capacité du gouvernement à contrôler l'inflation et le développement des projets dans les secteurs miniers comme la bauxite et l'or.
Les gigantesques mines de bauxite fournissent 80% des recettes d’exportation, mais non sans un impact majeur sur la forêt.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Suriname
12h30 ; Nous arrivons à l’agence de Paramaribo.
13h25 : Nous prenons la piste vers Brownsberg. Elle est en latérite mais plus belle que la route entre Albina et Paramaribo.
15h : Nous arrivons à « Klaaskreek » pour prendre une pirogue qui va nous faire traverser la « Surinam river » pour nous emmener à « Oto Banda ». Ce village est très grand, très propre et il est très agréable de s’y promener. Le « camp » jouxte le village du même nom.

Nous profitons de la clarté du fleuve Surinam pour nous baigner. Une bonne averse, très fraîche, nous incite à rester "au chaud" dans l'eau.

Très vite, le soleil revient et nous allons visiter le village voisin.
Les antennes télé sont accrochées aux arbres... dont on a parfois supprimer le houppier pour plus de réception.

Nous allons à la rencontre des enfants qui nous réclament des photos...




Cette jeune fille , Tanitia, n'a presque jamais quitté son village, sauf peut-être pour aller de temps en temps à Paramaribo. Elle allait laver son linge et sa vaisselle à la rivière et a cherché à lier conversation. Elle nous a étonné par sa curiosité, son intérêt pour la France. Edmond parlant le néerlandais couramment, il a été facile de se comprendre. ( C'est la langue officielle du Surinam. ) Voici le clocher de l'église:

La stabilité des cases est assurée... ou pas... par des parpaings fabriqués sur place.

Le site est très chouette mais les constructions du camp sont très désuètes.
En plus, ils viennent de « désinfecter et désinsectiser » les cases. L’odeur est infecte et inquiétante… survivrons-nous à cette nuit ?

Voici notre "case".
Un groupe de touristes néerlandais m’empêche de dormir jusqu’à minuit puis ce sont les villageois qui viennent tous, jusqu’à deux heures du matin, téléphoner près de la case car c’est le seul endroit où les portables captent. A cinq heures, branle bas de combat : ratissage des allées, conversations animées…
Vive le calme de la campagne !
8h30, samedi matin : Départ vers Brownsberg.
8h40 : Belle piste jusqu'au village de Brownsberg. Puis la fin est très mauvaise, nous arrivons à l’accueil de la réserve à 9h30.
La réserve, à 514 m d’altitude surplombe l’immense lac de BROKOPONDO. La vue est superbe.
Nous voyons pour la première fois quelques Agamis et deux Hoccos qui viennent picorer les restes de riz jetés par le restaurant.

A part ça, nous apercevons un petit serpent très discret et un ou deux agoutis.

Les lodges et autres bâtiments ne sont malheureusement pas bien entretenus et ne donnent pas envie d’y séjourner.
Nous sommes un peu déçus. Les animaux ne se montrent pas si facilement.
Heureusement, une heure avant notre départ, nous pouvons observer un groupe de singes : Babounes, Singes à face blanche (Sakis), Tamarins.




Nous passons toutefois une très bonne journée et je garderai un merveilleux souvenir de notre sieste « hamac » avec vue sur la réserve de BROCOPONDO. … et bien sûr, de notre rencontre avec les singes.


15h30 – 17h : retour. Nous nous arrêtons pour la soirée et la nuit à « Over-Bridge ». Ce camp de Week-end est très bien arrangé. Une plage de sable y a été aménagée le long du fleuve Surinam. La baignade est protégée des pirhanas par un long filet métallique. Et oui, il parait que, ici, ils sont beaucoup plus gros et plus agressifs qu'en Guyane.


Les bungalows sont très spacieux, hyper-cleans, très confortables. Ma foi, c'est vraiment très agréable après le camp d'hier soir.

Le petit déjeûner est très copieux comme vous pouvez le voir sur cette photo où nous nous régalons en compagnie de Purcy.
Le parc est joliment planté et nous retrouvons un pommier cajou dont les noix sont un vrai délice. Je n'ai jamais eu l'occasion de goûter les pommes mais elles sont également comestibles.
Nous nous sommes promenés dans un joli petit bois aménagé dont certains arbres étaient très beaux.
Dimanche matin, 9h25 – 10h20 : retour à Paramaribo.
C'est la fête de l'Indépendance, obtenue le 25 novembre 1975. Nous avons donc le droit au défilé des troupes armées.
Le régiment avec les casques bleus est le régiment français. Vous noterez qu'il n'y a pas un blanc dans cette unité.

Le Palais Présidentiel est décoré pour la circonstance. Et toute la population y participe. Il y a beaucoup, beaucoup de monde...


Voilà ! Après un déjeûner-buffet au "Torarica", l'hôtel "chic" de la ville, nous retrouvons René qui est revenu nous chercher. Nous traversons Paramaribo.
Si vous ne le saviez pas, maintenant, vous ne pouvez plus l'ignorer. La bière officielle se nomme: la Parbo ! Il y a aussi un alcool local qui s'apparente au rhum mais qui fait 90°. Nous en avons acheté une bouteille.....pour allumer le barbecue !

Nous voilà de retour à Albina. Les piroguiers accourent et nous harcèlent pour que l'on monte dans leur embarcation. René nous fait monter avec une connaissance. Il se fachera d'ailleurs avec lui à l'arrivée car ce monsieur ne veut pas nous déposer au débarcadère officiel, là où nous faisons tamponner nos passeports et là aussi où nous attend B. avec la voiture.
Ce Monsieur avait embarqué trois Brésiliens clandestins pour les déposer à "Trans América", lieu de départ pour un site d'orpaillage et bien sûr, ne tenait pas à se faire voir des douaniers. En plus, il leurs faisait payer plus cher que le prix normal. Quelle mentalité !

Fin du Week end. On repart pour une semaine de boulot.
Tout à l'heure, pendant que j'écrivais cet article, j'ai senti un petit tremblement de terre... j'espère que cela ne va pas recommencer...
3 commentaires:
Hmmmm,
Un "genre de rhum" mais à 90°...
Il faut m'en laisser un verre de côté!
Bonjour,
BROKOPONDO ! C'est le barrage qui alimente en electricité les usines d'aluminium. Il a servi de référence, avec un barrage brésilien, pour la construction de Petit Saut. Fallait-il déforester préalablement ? Pour Petit Saut le déforestage doublait le cout de l'ouvrage...Je ne me souviens si la retenue du Surinam a été déforestée. Mais il n'y avait aucune odeur de méthane au pied du barrage ! En Guyane on voulait faire du lac de Petit saut une base de tourisme...
Pour le rhum à 90°... fort soit, comme à Marie Galante.. ! Mais pour le barbecue d'accord, c'est bien aussi pour faire les vitres !
Alors, le litre nous fera toute notre vie car nous n'avons que 6 vitres pour toute la maison... On essaiera quand même d'en boire une goutte... pour voir...
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