Le début de notre séjour en Guyane se trouve à l'adresse:
http://leroux.over-blog.net/

Et ce blog ayant atteint sa capacité maximum de stockage, la suite de notre "aventure" se trouve sur:
http://docler2.blogspot.com/

.............Et en bonus, les pays que nous avons visité
en Amérique du Sud.
2008. Le Chili:
http://lerouxchili.blogspot.com/
2010. Le Pérou:
http://lerouxauperou.blogspot.com/


dimanche 17 août 2008

80- De St Laurent du Maroni à Apatou...

Ce dimanche 16 août 2008, un petit coup de fil pour nous proposer d'aller avec eux à la fête d'Apatou.
Apatou est un village situé à deux heures de pirogue de St Laurent (plutôt trois quand on prend le taxi-pirogue, à cause des arrêts). Le fleuve Maroni étant la seule voie d'accès possible. Nous y avions été avec un petit tour operator lors de notre arrivée en Guyane en septembre 2006.
Mais il est déjà 11h30. Cela risque d'être un peu court...
-"Mais il n'est pas question d'y aller en pirogue. On prend les 4X4 ! Il parait qu'il y en a pour 40mns! Ils autorisent le passage, exceptionnellement pour la fête."
Il existe effectivement une route en construction destinée à rejoindre Apatou en passant par tous les villages de la berge du Maroni. Chantier "pharaonique". L'année dernière, nous avions exploré cette nouvelle route qui se terminait alors, après 30 mns environ, par un simple layon en forêt. Depuis les travaux ont avancé et il parait que l'on peut accéder à Apatou... Il y aurait maintenant un pont pour traverser la crique "Sparouine"...
Voici le tracé de cette route qui n'est pas encore en service... (en bleu sur la carte).
Alors, allons-y ! Chacun prend son 4X4. C'est plus prudent en cas de problème !
Voici notre journée en image:
Les premiers kilomètres se passent sans surprise...
Si ! Nous roulons dans des nuages de papillons blancs qui traversent la route. Ils sont des milliers, des milliers... On dirait qu'il neige ! C'est impressionnant mais impossible à photographier. Ce sont des "piérides" qui éclosent, comme tous les ans à cette période. Mais il parait que cette année, le phénomène est particulièrement démesuré. Je vous en parlais déjà dans ce blog cette semaine car même en ville, c'est spectaculaire.
Imaginez des milliers, je devrais dire des milliards de ces papillons traversant la route sur des kms ! Féérique !
Une fois passé le pont de la crique "Serpent", il n'y a plus de revêtement, c'est de la piste.
Certains passages sont un peu difficiles...
Passage de pont en bois à moitié démoli...
Le pont qui doit enjamber la crique "Sparouine" n'est pas terminé et nous devons prendre le pont provisoire du chantier, difficile à atteindre...
... et périlleux à traverser...
Nous arrivons à Apatou 1heure15 environ plus tard... Ils font vraiment très fort si ils mettent 40 mns, les locaux !
De la fête, il ne reste rien. Nous devrions le savoir, en Guyane, la fête se déroule de nuit. Celle ci a commencé vendredi et se terminera lundi à l'aube. Danses traditionnelles bushinengé, amérindiennes, créoles, concerts en tous genres, élections de Miss, restauration toute la nuit.
Dans la journée, tout le monde dort. Impossible de trouver la moindre baraque à frites pour se restaurer. En plus, ce midi, c'était "grand pique nique" sur une île du Maroni ! A droite sur la photo. Nous n'osons pas prendre la pirogue. A quelle heure, pourrons nous en revenir ?
Dans le village, tous les hamacs sont occupés, dans et sous les maisons à pilotis, accrochés aux arbres... Il y en a partout. Les "rastas" dorment à même le sol devant leur étalages de babioles à vendre.
Il faut récupérer car ce soir, vers 20h, la fête recommence pour une dernière "nuit de folie" !
On fini quand même par dénicher un petit "fast food". Deux villageoises peuvent nous servir que de la boisson et trois poulets-frites et deux "lumpias-frites". Ce sera parfait. Nous avons très faim et surtout très soif car il fait une chaleur torride !
Après avoir chercher vainement une autre baraque où prendre un café ou une glace, nous reprenons la route vers 15h30. Il fait vraiment trop chaud pour rester flâner ... Re- cascades au niveau de la "Sparouine"! Un habitué nous ayant conseillé ce passage là ! Dominique y prend goût ! Moi, je préfère photographier, c'est moins dangereux !
J. connaît un petit bistrot et nous promet une boisson fraîche dans un petit village après la crique Sparouine...

La aussi, c'est fermé ! Heureusement, j'avais emmené de l'eau glacée, du chadek (gros pamplemousse très rafraîchissant) et des gâteaux secs. Nous nous restaurons et rentrons à St Laurent.

Belle expédition qui nous a donné un goût d'aventuriers et de pionniers. Dans quelques années, Apatou et St Laurent seront reliées par une belle route d'une quarantaine de kms.

Que deviendront les piroguiers ?

Que deviendra ce petit bourg, pour le moment, bien préservé de tous les inconvénients de la "ville" ?????

samedi 9 août 2008

79 - Le Mariage chez les Ndjukas

Nous fêtons aujourd'hui nos 35 ans de mariage ... Ici, dans notre entourage, nous faisons figure d’exception, je devrais dire d’extra-terrestres ! Beaucoup de couples reconstitués. Beaucoup de relations hors mariage. Beaucoup de célibataires ou tout comme quand les conjoints sont restés en métropole ( ceci pour les métros ). Et puis, les traditions des uns et des autres sont tellement différentes : Hmongs, Amérindiens, Créoles, Haïtiens, Chinois, Métros, Bushinengés (Paramakas, Alukus, Saramakas, Ndjukas…)

J’ai donc pensé que c’était l’occasion de vous parler du « Mariage », tel qu’il est organisé chez les Ndjukas, très nombreux autour de St Laurent du Maroni et de Mana. Les Ndjukas sont des descendants d’esclaves africains qui ont fui l’esclavagisme au XVII° et XVIII° siècles. Ils sont ainsi dénommés aussi « Noirs marrons » (le maronnage étant la fuite). Ils viennent surtout du Surinam et se sont installés le long du fleuve Maroni.

La société Ndjuka est basée sur la « matrilinéarité » (filiation à base maternelle). Tout « mariage (libi anga = vivre avec) commence par de longues tractations entre les femmes des deux familles des deux « protagonistes ». Il s’ensuit également des libations aux ancêtres et aux "esprits". La jeune fille aura auparavant reçu le « don du pagne », quand sa mère (celle qui l’a faite ou celle qui l’a élevée) l’aura jugée prête à procréer, quelque soit son âge. Les mariages forcés n’existent pas mais ils peuvent être « arrangés ». Le contrat de mariage: - Pour le mari :

Défricher une zone de forêt pour que la femme puisse cultiver son manioc et d’autres choses. Chasser et pêcher pour nourrir sa famille. Fabriquer une pirogue. Fabriquer la literie, une batterie de cuisine. Les hamacs sont moins utilisés que chez les amérindiens. Assurer à son épouse: « le sel, le savon et l’huile pour la lampe ». L’ « honorer » régulièrement. la fréquence n’est pas précisée ! Il n’a pas le droit de divorcer en dehors d’une faute avérée de son épouse. A part cela, il est totalement libre de sa vie personnelle : maîtresses, aventures, voyages… - Pour la femme :

Fidélité à l’époux. Elle pourra sinon être battue ainsi que son amant par son mari et ses frères. Assure les taches domestiques. Soumission au mari pour toute activité extérieure. Elle peut à tout moment , si elle s’estime négligée ou opprimée, rejeter son mari. Ce rejet lui rendra très difficile de trouver une nouvelle femme. Cette difficulté rejaillira également sur les frères de son mari. La femme ne peut pas vendre elle-même un produit de son « abattis » ou de sa pratique artisanale. Les femmes disent volontiers qu’elles portent leur « trésor » entre leurs jambes. (Maintenant, elles parlent de leur « compte en banque"). Toutes ses règles sont garanties par les parents, oncles et frères. La polygamie est tout à fait reconnue et même semble « obligatoire » pour beaucoup. Pour avoir une deuxième et même une troisième femme, l’homme devra prendre les mêmes engagements qu’avec la première. Il devra aussi avoir l’autorisation de sa première femme qui saluera la nouvelle venue par un « gi odi » (donner le bonjour). Autant dire que la vigueur physique et sexuelle de l’homme risque d’être mise à rude épreuve… si il respecte ses engagements. Mais quel honneur aussi ! Alors, de plus en plus souvent, à cause des familles dispersées qui ne peuvent plus contrôler, ils prennent plutôt des « maitresses ». Le mariage ne scelle aucune propriété commune. Ceci rend la séparation beaucoup plus simple ! En cas de grossesse avant mariage, les femmes des deux familles palabrent longtemps et l’homme aura trois mois après l’accouchement pour décider de se marier ou pas. Une personne mariée a bien meilleure réputation qu’un ou une célibataire. Le lien du mariage ndjuka, dûment agréé par les familles n’est jamais pris à la légère.

Mais ce lien peut-être facilement défait si : - La femme trompe son mari. Si elle n’assure pas bien le quotidien. - Le mari ne tient pas ses engagements. Si il bat sa femme sans raison ( les familles jugeront). - L’un ou l’autre sont accusés de sorcellerie. Il n’est pas rare de voir des femmes ayant vécu avec quatre, cinq voir plus de maris différents et d’avoir eu des enfants avec chacun d’eux. Le mariage prend toute son importance dans le deuil ou la maladie. Chacun doit assistance à l’autre. Le deuil n’autorise pas les relations sexuelles. sauf occasionnellement avec une deuxième épouse pour le mari ! Les ancêtres et les « esprits » vengeront le défunt qui n’est pas respecté. Le deuil dure de trois mois à deux ans (il tend à se raccourcir de plus en plus). La veuve appartient durant tout ce temps à la famille du défunt. Et les enfants dans tout ça ? En 2006, une "maman" a accouché alors qu’elle n’avait que 9 ans et ½. Il n’est pas rare de voir des jeunes lycéennes et même collégiennes enceintes. Une femme a souvent 9 ou 10 enfants de plusieurs pères différents. ( il faut voir les cartes vitales pour y croire !) Les femmes sont presque totalement responsables des enfants même si l’oncle maternel dispose d’une grande autorité sur eux. L'enfant appartient à la mère. Elles décident du traitement à faire ( traditionnel ou français) si l’enfant est malade. Elles peuvent décider de le donner à quelqu’un de leur famille qui « en aurait besoin ». (C’est fréquent sur le Haut Maroni.) Qu’en est-il de tout cela en Guyane avec le RMI, les ALLOCS et toutes les prestations distribuées par l’état français. L’enfant né en France ouvrira les droits aux allocs uniquement si le parent bénéficiaire est en situation régulière. C’est habituellement l’homme qui doit s’occuper des « papiers ("pampila") » puisque lui, peut circuler plus librement. ...Il « oublie » souvent. Il est évident que s’il procure des papiers à sa femme et qu’elle devient « régularisée », celle-ci touchera elle-même toutes ces prestations… Si le père a reconnu l’enfant, et que sa femme n’est pas française, c’est lui qui les touchera. Les reversera-t-il intégralement à la famille ? N’entretiendra-t-il pas une maîtresse avec ? Est-il donc si intéressant que ça pour une femme de faire reconnaître ses enfants ? En tout cas, ces « allocations braguettes » sont souvent la cause de bagarres, de coups et même parfois de meurtres ! Un grand changement se fait jour… De plus en plus de femmes se convertissent à l’une des religions protestantes très présentes en Guyane et se libèrent ainsi des traditions. La polygamie devient un pis aller par rapport au célibat, toujours très mal considéré. La scolarisation des enfants les rendent de moins en moins dépendantes de leurs maris. Leurs enfants peuvent les aider à faire les démarches nécessaires à l’obtention des si « précieux papiers ». De plus en plus de jeunes filles veulent faire des études et gagner leur vie. Les hommes perdent de plus en plus de leurs prérogatives d’autant plus que la plupart sont chômeurs ou Rmistes. Le viol, malheureusement encore trop fréquent, est maintenant, rendu publique et dénoncé auprès des autorités françaises. Ce n'est pas encore toujours le cas mais la famille de la jeune fille se contente de moins ne moins souvent de la vengeance des « esprits ». On comprend, à cette étude, que les femmes ndjukas considèrent le mariage occidental comme quelque chose de trop définitif car elles le croient assorti des mêmes contraintes ( dans la vie et dans le deuil ) que dans leurs traditions. Elles le trouvent donc beaucoup trop compliqué et trop cher à défaire. D.V. Anthropolgue. Voilà pourquoi nous sommes des extraterrestres…

dimanche 3 août 2008

78 - Pirogue sur le Maroni, frontière entre la France et le Surinam

Samedi 02 août 2008.
En introduction, la photo d'une orchidée . Elle nous a été confiée, avec d'autres, pour l'été par V. et G. et nous fait le plaisir de fleurir, rien que pour nous !
Toutes les plantes de notre jardin sur: http://picasaweb.google.com/cdleroux/NosPlantationsNotreJardin
Ce soir, nous prenons l'apéritif chez D., anthropologue à l'hopital. Je voulais discuter avec elle d'un livre que je suis en train de lire sur les enfants vivant sur le "haut Maroni", c'est à dire dans des villages très isolés, en amont du fleuve. Elle connait très bien ces peuples bushinengés pour avoir vécu avec eux durant plusieurs années. C'est passionnant !
La vie de ces peuples fera surement l'objet d'un article très prochainement.
Dimanche 03 août 2008.
Notre hélice de bateau étant réparée, nous décidons d'aller pique niquer sur l'île Portal, située au milieu du fleuve Maroni, entre la Guyane et le Surinam.

La Guyane est à gauche sur la photo, le Surinam à droite. Cette île, la plus grande du fleuve, était la propriété de M. TANON. Il y avait créé une scierie et une rhumerie qui a très bien fonctionné jusqu'à ce que les cuves explosent, en 1964. Avant lui, en 1881 M. Bar, propriétaire de l' usine, produisait déjà du rhum. Il employait des engagés indiens et des bagnards (une geôle avait été construite sous la maison de maître). Le rhum était vendu aux gens des alentours qui venaient chercher l' eau-de-vie dans des seaux. L' usine et les terres de l' îlet ont été ensuite rachetées par M. Gonzalès qui y a installé une famille Boni (noir marron) pour la surveillance et l' entretien des parcelles. Actuellement, cette île est à vendre mais d'un seul tenant et personne n'a les moyens de l'acheter. Elle est "squattée" par de nombreux bushinengés qui y ont construit des "campoes" (petits villages). C'est dans l'un d'eux que nous allons nous arrêter manger. L'autre particularité de cette île est que le "Club Med" avait commencé à y construire un village . Le projet a été ensuite abandonné. Tout le matériel qui y avait été apporté a été volé: sanitaires, baignoires, matériaux de constructions... Nous partons du village St Jean du Maroni. Le débarcadère se trouve juste en face du G.S.M.A. ( Groupement du service militaire adapté ). La voiture et la remorque seront en sécurité.

Nous allons d'abord découvrir la crique "Serpent", un peu plus en amont. Nous passons entre la côte Guyanaise et un chapelet de sept îles. Le paysage est très beau. Nous découvrons à chaque fois de nouvelles plantes. Après une demi-heure à contre courant sur la crique, nous nous laissons redescendre avec le courant en pagaïant. Quel plaisir de n'entendre que le chant des insectes et des oiseaux.

Nous sommes seuls au monde...
Nous cueillons au passage une énorme ( par rapport à une clé de voiture... ) cabosse de cacaoïer sauvage dont j'avais tant apprécié les amandes lors de notre séjour à Cariacou. Malheureusement, après ouverture, il s'avère qu'elle n'est pas assez mûre. Comment le savoir ? Puis nous explorons un autre ilot du côté Surinam avant de revenir sur l'île Portal. Il est midi et une petite faim se fait sentir.

Nous longeons une mangrove de palétuviers rouges, en graines à cette période. Ces plantules se détachent et se plantent dans la vase, à maturité. Elles peuvent aussi voyager sur l'eau pour coloniser un autre site de mangrove. Nous en ramassons quelques unes pour essayer de les planter dans un coin humide du jardin. Qui n'essaye rien, n'a rien... ! Toute la végétation des riques et rivières sur: http://picasaweb.google.com/cdleroux/VGTationDeRiviResEtDeCriques Une jolie petite plage nous attire. Nous ne dérangerons personne. les cases de ce campoe se trouvent un petit plus à gauche. A peine débarqués, nous voyons arriver une très jeune femme avec un bébé dans les bras ainsi qu'un jeune garcçon. Elle parle le français et je peux aussi dire quelques mots au jeune garçon en taki-taki: " Fa yu e go ? - We san tan ya wan tu huru fo niangniang?- Fa yu nam ?..." Les présentations sont faites: La très jeune femme s'appelle Jennifer et c'est son bébé qu'elle a dans les bras: Fernando. Elle va à l'école à St Laurent. Lugian, lui est scolarisé au Surinam et parle néerlandais et taki-taki (nengé est le terme moins courant mais mieux adapté). Le "courant passe" et ils nous proposent de nous installer devant leur carbet car ici, il y a des serpents ( "je n'en ai jamais vu mais nos parents nous ont dit" - je pense qu'il est plus facile pour eux de surveiller leurs baignades devant chez eux ! ) et des "mouches à feu". Effectivement, juste au dessus de notre tête, un magnifique nid de guêpes est suspendu sous une feuille. Nous nous préparons à y aller à la pagaie et ils nous demandent si ils peuvent venir avec nous dans la pirogue. Nous leur proposons alors de leur faire faire un petit tour au moteur en face, au Surinam. Et nous voilà partis. Nous prenons des photos. Nous viendrons leur donner à notre prochain passage. Nous nous installons ensuite un peu à l'écart d'eux pour déjeuner. Il y a là une dame un peu plus agée avec une autre petite fille. Elle est en train de renflouer une pirogue en écopant. Nous n'osons pas proposer de l'aider car, contrairement à Jennifer, le contact est plus difficile. Comment faire pour être juste ?

Le passage des "taxis-pirogues" est incessant. Elles sont parfois tellement chargées que l'on se demande comment elles ne coulent pas.

Pour la petite histoire, la gendarmerie de St laurent estime "entre 800 et 1000", le nombre de traversées quotidiennes entres les deux rives.

Cette famille vit, comme tous les habitants de Portal, dans des cases en bois et en tôles, sans eau ni électricité. Je ne sais pas si cette famille est déclarée ou pas et donc si elle touche les "alloc" où non. Je propose discrètement à Jennifer, avant de partir, des bonbons, du pain, des crêmes vanille, des chips. Elle a l'air d'en être très heureuse.

Le retour se fera sous la pluie, à l'abri de nos capes. C'est normal, il est 15h et comme tous les jours en ce moment... Mais franchement, ce n'est pas désagréable. Il fait un peu plus frais, c'est tout. D'ailleurs, le temps de revenir à St Jean et l'averse est passée. Il est 15h30. Nous discutons avec deux ou trois personnes avant de rentrer à la maison, contents de notre journée et un peu "cuits" par le soleil. Surtout Dominique qui ne s'était pas protégé ! Actualités du mois d'août ... - Soyouz arrive à Kourou...

- Les "mules" rivalisent d'imagination pour faire passer de la drogue...

... dans les tuyaux d'échappement, dans des boules de billards, mélangée à des produits alimentaires, dans les semelles de tongs, citrons farçis, broderies amidonnées à la drogue, dans des doubles fonds de gamelles...

- Et ce n'est pas fini car la fête patronale de St Laurent arrive et "ils" ont besoin d'argent. De plus, tout le monde (ou presque!) sera à la fête et les maisons seront vides...

Sur le marché de St Laurent.

Quand trouver tel ou tel produit frais sur le marché ?
Consulter l'article "Le marché de St Laurent" dans la colonne de droite.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos "gastronomiques" avec leurs légendes sur:
http://picasaweb.google.com/cdleroux/GastronomieEnGuyane#